Les ennuis continuent pour Polestar. Après sa bataille judiciaire en France pour opérer avec un logo jugé trop similaire à celui de Citroën, la marque appartenant au groupe chinois Geely risque d’être bannie des États-Unis. Pourtant, c’est en Caroline du Sud que l’ancienne filiale sportive de Volvo produit certains de ses modèles depuis 2024. En l’interdiction des ventes, la situation serait tout à fait inédite.
La décision relèvera du Bureau de l’industrie et de la sécurité du département du Commerce américain. Dès le début de l’année 2027, ce dernier devra trancher pour faire appliquer une nouvelle réglementation sur la voiture connectée, qui interdit la vente de voitures équipées de logiciels ou de matériels provenant de Chine ou de Russie pour des raisons de sécurité nationale. Carscoop, qui a partagé la nouvelle pour la première fois, avance que la marque de Geely sera bien exclue.
Le média spécialisé dans l’automobile précise que les Polestar 3 et Polestar 4 qui sont commercialisées le seront jusqu’à épuisement des stocks. Autrement dit, si Polestar possède encore des modèles disponibles à l’achat au mois de janvier, elle pourra continuer à les vendre. Cependant, aucun nouveau modèle ne pourra être ajouté à la gamme.
Jusqu’à présent, de telles interdictions concernaient des marques chinoises directement. Polestar, détenu majoritairement par Geely, est concerné pour cette raison, malgré sa proximité avec le Suédois Volvo. La situation particulière pour Polestar en cache d’autres, chez les constructeurs américains Buick et Lincoln, qui produisent quant à eux des voitures en Chine pour les États-Unis. Il s’agit respectivement des Nautilus et Envision.
Plus aucune raison de produire aux États-Unis pour Polestar
Au-delà d’être exclue du marché américain, Polestar risque gros puisque son usine en Caroline du Sud est aussi en charge de la production pour l’Europe. Le modèle concerné est la Polestar 3. Sans pouvoir vendre ses exemplaires aux États-Unis, une production locale n’aurait plus beaucoup de sens pour son coût du travail élevé et ses frais de transport pour l’exportation.
Carscoop souligne que Polestar ne semble pas contester cette décision. Il faut dire que sur place, les ventes ne sont pas significatives : elles représenteraient seulement 6 % de son chiffre d’affaires global. Dans la liste des « marchés à fort potentiel », le PDG de Polestar Michael Lohscheller cite tout sauf les États-Unis : l’Europe reste centrale, mais la marque souhaite aussi investir en Asie du Sud-Est, Europe de l’Est, Amérique latine et Canada. En attendant, l’entreprise vit à crédit et se relançait fin 2025 avec une manne de 600 millions de dollars.
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