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Infraction spatiale : condamnation pour la start-up qui a envoyé des satellites sans autorisation

Il n’y a pas que sur nos routes que l’on peut se faire verbaliser, dans l’espace aussi ! La start-up Swarm vient de se faire condamner et écope de 900 000 dollars d’amende pour un lancement de satellites non autorisé.

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Timelapse de la Terre Soyouz ISS
Swarm

Ne va pas dans l’espace qui veut ! il faut faire patte blanche avant d’aller chercher la route des étoiles et de nombreuses autorisations sont nécessaires pour la sécurité de tous. Une start-up, visiblement pressée, avait omis de faire certaines démarches et avait lancé 4 micro satellites SpaceBee vers l’espace, au moyen d’une fusée indienne.

Envoyer un satellite en orbite sans autorisation coûte très cher…

La start-up en question se nomme Swarm et a été fondée en 2016 par des anciens du Google X Lab et de chez Apple. Ces derniers conscients à l’époque que l’aventure spatiale était en train de prendre un réel virage avec l’essor de compagnies privées comme SpaceX par exemple, avait décidé de faire des satellites leur business model. Visiblement pressée dans la course à l’espace, Swarm avait décidé volontairement de faire l’impasse sur les demandes d’autorisation et avait envoyé 4 micro satellites dans l’espace en un seul lancement, au mois de janvier dernier.

Une décision lourde de conséquences que la FCC, (Federal Communications Commission) n’a pas pris à la légère et qu’elle avait fermement condamné à l’époque. La condamnation vient justement de tomber après un accord entre l’entreprise délinquante spatiale et les autorités. Swarm est condamnée à verser une amende de 900.000 dollars, devra nommer un responsable éthique qui répondra des agissements de la société, sera soumise pendant 5 ans à un contrôle très stricte de leurs activités et devra fournir trois mois avant chaque lancement un rapport complet de pré-lancement.

Si les démarches administratives semblaient lourdes pour Swarm avant ce lancement, elles le seront encore davantage à l’avenir pour l’entreprise.

Rosemary Harold de la FCC a expliqué : « Nous appliquerons de manière agressive les exigences de la FCC aux entreprises qui souhaitent obtenir une autorisation avant de déployer et d’exploiter des satellites de communication, ainsi que des stations terriennes », poursuivant : « Ces obligations protègent les autres opérateurs contre les interférences radio et les collisions, rendant l’espace plus sûr ».

3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Patrick

    23 décembre 2018 at 15 h 26 min

    900 mille dollars, ce n’est pas grand chose pour une start-up financée par des levées de fonds (très généreux).

    Surtout que ses satellites sont maintenus en place.
    La sanction en aurait été vraiment une, si la société avait eu l’obligation de « retirer ses satellites ».
    Là, oui, c’est une vraie sanction.

    • Emmanuel Ghesquier

      24 décembre 2018 at 4 h 57 min

      C’est pas faux, d’autant que sans contrôle on ne sait pas ce qui est réellement partie là haut, espérons que cette affaire montrera que les États doivent être plus vigilants car l’accès à l’espace devient de plus en plus facile

  2. laurent

    23 décembre 2018 at 17 h 20 min

    c est vrai quoi des satellites espions voir armés ok, mais des satellites commerciaux sans autorisations c est scandaleux…

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