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IPTV : beIN sort l’artillerie lourde contre les matchs piratés

Une nouvelle coalition mondiale comprenant des chaînes de télé, des plateformes de steaming, et la police, va tenter de lutter contre le piratage des rencontres sportives.

  • beIN et DAZN, deux importants diffuseurs de sport, sont à l’initiative d’une nouvelle coalition mondiale contre le piratage des matchs
  • L’idée est de travailler de concert avec la police pour mieux identifier et cibler les IPTV et les sites de streaming illégaux
  • La lutte est déjà engagée depuis plusieurs années et elle a obtenu quelques résultats

Chaque année, le piratage de retransmissions sportives coûte plusieurs milliards d’euros aux ayant-droits, et ce phénomène a tendance à s’accentuer avec le succès des IPTV et des nombreux sites de streaming illégaux.

La plateforme de streaming DAZN et le groupe beIN ont décidé de prendre ce problème à bras le corps en soutenant le lancement d’un nouveau groupe de travail mondial. Ce dernier a pour mission de lutter contre le piratage sportif en identifiant les groupes criminels. Les acteurs concernés entendent pour cela collaborer avec les forces de police, mais aussi avec certaines organisations internationales comme Europol et Interpol.

La lutte contre les IPTV marque des points

C’est à partir de l’Alliance for Creativity and Entertainment (ACE) que cette initiative voit le jour. Cette structure basée à Los Angeles regroupe de très nombreuses entreprises comme Netflix, Disney+, Canal+, beIN… afin de protéger les droits des diffuseurs.

Cité par le Financial Times, Ed McCarthy, directeur des opérations de DAZN, avance un argument sécuritaire pour justifier ce projet : « Les gangs criminels qui nuisent au sport à tous les niveaux, en utilisant souvent les cartes de crédit et les données des supporters à des fins illégales ».

Il faudra attendre un peu avant de juger sur pièce son efficacité. Mais l’ACE n’avait clairement pas attendu la mise en place de ce groupe de travail pour agir. Par exemple, en 2021, elle avait obtenu la fermeture de l’IPTV Electro TV Sat qui diffusait depuis le Maroc. Il comptait un public fidèle de 90 000 visiteurs par mois. Moyennant une centaine d’euro par an, ils avaient accès à près de 6 000 chaînes et 200 000 films et séries.

Plus récemment, beIN avait fait la chasse à plusieurs réseaux de piratage sportif en amont de la Coupe du monde au Qatar. Une opération qui avait également été menée au Maroc en novembre 2022.

En France aussi, la lutte contre le piratage des retransmissions sportives bat son plein. On se souvient notamment que l’ARCOM s’était félicité l’an dernier d’une chute de 76 % du piratage de la Ligue des champions de football en avril suite au blocage de plusieurs sites de streaming.

Il reste toutefois beaucoup de chemin à accomplir et il y a un vrai angle mort dans la lutte contre le piratage. En effet, face à la multiplication des diffuseurs, et à la hausse des prix, les amateurs de sport peuvent se laisser tenter par les offres illégales bien plus abordables.

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Par : Opera
1 commentaire
1 commentaire
  1. le problème de leu analyse c’est qu’ils pensent que chaque personne qui regardent de l’ipTV sont forcément des personnes qui vont prendre un abonnement s’il n’y a pas de piratage.
    et ils calculent leur perte ainsi.
    sauf que souvent ce sont des gens qui ne pourront pas payé l’abonnement.
    le retour sur investissement ne sera pas à la hauteur espéré, loin de là.
    moins l’argent investi pour la lutte.
    pas certain que l’action soit rentable.

Les commentaires sont fermés.