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IPTV : la lutte contre le piratage est un échec total, cette étude le prouve

Les chiffres sont assez frappants à ce sujet.

Les autorités et les ayants droit font feu de tout bois contre les IPTV et les services pirates. En la matière, l’Italie entend se montrer exemplaire grâce à son tout nouveau système lancé en 2023. Des chiffres récemment publiés n’incitent toutefois guère à l’optimisme. Faisons le point.

L’an dernier, nos voisins transalpins ont déployé un bouclier anti-piratage, baptisé Piracy Shield. L’Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni (AGCOM), l’équivalent de l’Arcom en France, gère ce dispositif qui mobilise des moyens légaux et techniques pour bloquer les flux pirates bien plus rapidement que par le passé. Elle se charge également de poursuivre les criminels en justice.

Les responsables de ce service ne tarissent pas d’éloges sur son succès. Il aurait notamment permis de faire diminuer l’audience des sites pirates. Mais les diffuseurs s’y retrouvent-ils pour autant ?

Des chiffres décevants

Récemment, l’AGCOM a justement pris contact avec Brian Turnbow de CDLAN, une entreprise technologique qui exploite, entre autres, des solutions de cloud et d’hébergement. Ce dernier s’est par la suite intéressé aux effets concrets du Piracy Shield.

Il a notamment tenté de voir si ce dispositif avait permis d’améliorer l’audience de DAZN, le principal diffuseur de la Série A. Son verdict est sans appel :

Le nombre d’utilisateurs après le bouclier anti-piratage en 2024 est le même qu’en 2023… aucun gain. Le nombre d’heures regardées en 2024 est le même qu’en 2023, là encore, aucun gain. 2024 dans son ensemble est inférieur à 2022, lorsqu’il n’y avait pas de bouclier anti-piratage.

L’expert note par ailleurs : « Ainsi, après 12 mois, les données indiquent que les FAI ont supporté des coûts pour mettre en œuvre le service, aucun utilisateur ni aucune heure gagnée pour DAZN, et des prix plus élevés (l’abonnement est passé de 41 à 45 euros) pour les utilisateurs finaux ».

Pour nuancer un peu ces constats, et comme le soulignent à juste titre nos confrères de TorrentFreak, on peut rétorquer que le nombre d’abonnés aurait pu baisser si des mesures anti-piratage n’avaient pas été mises en place.

Quoi qu’il en soit, ces moyens détournés de visualiser les compétitions sportives cartonnent aussi en France. Il y a quelques mois, Benjamin Morel, directeur général de LFP Media, filiale commerciale de la LFP, a cité un sondage d’Ipsos explosif sur le sujet. Il s’avère que 37 % des personnes qui ont suivi le championnat depuis le début de saison l’ont fait illégalement.

Que pensez-vous des stratégies actuellement mises en place en France et dans le reste du monde pour lutter contre ces diffusions illégales ? Dites-le-nous dans les commentaires.

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Par : Opera