Pour lutter contre les IPTV illégales, qui connaissent un succès croissant partout dans le monde, les ayants droit réprimandent les gestionnaires de ces réseaux pirates. Ils n’hésitent également plus désormais à menacer ou à infliger des amendes aux internautes, comme cela s’est déjà vu chez nos voisins européens. Mais des utilisateurs espagnols ont reçu une lettre pour le moins inattendue de la part de la Liga, Explications.
Une amende, mais pas que…
Cela fait maintenant plusieurs mois que les dirigeants du foot espagnol assument cette stratégie d’envoyer des courriers intégrant des amendes aux suspects. TorrentFreak, toujours très bien informé à ce sujet, fait mention d’une lettre qui propose un paiement de 261,65 euros.
Cette missive s’en prend donc à un individu qui « regardait un flux IPTV pirate », alors que la Cour supérieure de justice de Catalogne avait promis que les simples téléspectateurs ne seraient pas ciblés, relatent nos confrères. Comment est-ce possible ?
La Liga estime que le destinataire a eu recours à un logiciel dénommé Ace Stream pour regarder les matchs de foot. En clair, plutôt que de diffuser du contenu directement à partir d’un serveur IPTV illégal, ce dispositif utilise des transferts peer-to-peer de type BitTorrent pour partager le contenu avec d’autres utilisateurs.
Les internautes feraient donc partie d’un réseau de distribution au moment même où ils regardent la rencontre. La Liga estime ainsi qu’ils ne sont pas de simples spectateurs de flux pirates, mais des fournisseurs de contenus piratés.
Comment réagir ?
Confrontés à un tel courrier, les internautes ont de quoi paniquer. Vaut-il mieux payer la somme réclamée ou y réfléchir à deux fois. Cité par nos confrères, Javier Prenafeta, avocat chez 451.legal, commente :
Dans ces cas, La Liga a obtenu les données des utilisateurs derrière les adresses IP sous prétexte qu’ils ne sont pas de simples consommateurs de bonne foi sans but lucratif, car lorsqu’ils accèdent au contenu, ils le partagent également, ce qui implique un avantage.
Il recommande aux internautes de réfléchir aux implications de leur signature sur la déclaration de La Liga car cela revient « à reconnaître qu’ils donnent accès à du contenu illégal, ce qui pourrait tomber sous le coup du code pénal. Le plus conseillé est donc de consulter un avocat. ».
Quoi qu’il en soit, et au-delà du cas espagnol, on peut voir que les autorités et les ayant droits sont de plus en plus mobilisées et tendues sur la répression de ces IPTV pirates qui sont devenues extrêmement populaires.
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