Alors que les tensions sont de plus en plus grandes sur Terre, la station spatiale internationale continue de vivre sa vie en demi-autonomie. À bord, des Américains, des Européens et des Russes s’entraident et travaillent ensemble, dans une harmonie singulière.
Alors que les cosmonautes russes Oleg Artemyev et Denis Matveev étaient sortis pour une EVA (sortie extravéhiculaire) de routine, les choses auraient pu très mal se terminer. En effet, les deux agents russes devaient se rendre dans le vide de l’espace pour travailler aux abords de la station, sur le bras robotisé européen.
Ce genre de mission est millimétré. Dans le vide, la moindre erreur est impardonnable et entraîne des conséquences dramatiques. En ce qui concerne les deux Russes qui étaient à l’extérieur cette semaine, leur sortie devait durer autour de sept heures.
Une mission avortée à cause d’un problème électrique
Mais au bout de seulement deux, la batterie d’Oleg Artemyev a commencé à rencontrer des soucis. Elle a en effet affiché des niveaux de tension électrique très différents d’un instant à l’autre. Diffusée en direct par la chaîne NASA TV, cette sortie extravéhiculaire aurait pu très mal finir.
Avec une telle oscillation de la tension électrique au sein de la combinaison, le principal risque était qu’Oleg Artemyev s’électrocute en travaillant. Dès que les alarmes ont retenti du côté de Moscou, pour signaler le problème, il a été demandé aux deux cosmonautes de quitter les lieux et de rejoindre le sas le plus rapidement possible.
Si les deux cosmonautes n’ont pas vraiment compris ce qui leur arrivait lors de cette fin prématurée de sortie, ils ont suivi les ordres et ont rapidement rejoint le sas de la station. Une fois en sécurité, ils ont eu un compte rendu détaillé de ce qui venait de se passer, et de la chance qu’ils ont eue.
Un évènement « sans danger » assure la NASA
La NASA a depuis communiqué sur le sujet assurant que les deux cosmonautes n’ont jamais mis leur vie « en danger » au cours de cette sortie. Selon l’agence spatiale américaine, la décision du centre de contrôle de Roscomos était néanmoins la bonne. Dans son communiqué, elle rappelle que le moindre souci aperçu sur une combinaison doit entraîner la fin prématurée de la mission.
Ces évènements sont assez rares, mais ils rappellent que les sorties extravéhiculaires (EVA) ne sont pas sans risque. En 2013 c’est l’ESA qui avait dû réagir à la dernière minute alors que le casque de Luca Parmitano, un astronaute italien, était en train de se remplir d’eau.
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“La NASA vient de se faire une belle frayeur”
Non, la NASA n’a rien à voir avec les EVA Russes. Elle ne gère que les EVA des pays du segment”américain”