Passer au contenu

James Webb : le remplacement de Hubble est (presque) prêt à décoller

Le télescope James Webb doit toujours quitter la Terre le 31 octobre prochain, mais un nouveau report est probable.

Le James Webb Telescope est un objet du spatial des plus fascinants. Remplaçant désigné de longue date du mythique Hubble, le JWST devrait prendre les airs en octobre de cette année, avant de se positionner sur le point Lagrange L2, à 1,5 million de kilomètres de la Terre, ses miroirs tournés vers le ciel.

Attendu depuis des années le JWST devrait régler plusieurs problèmes et défauts de Hubble afin de nous donner des images encore plus impressionnantes de l’espace, et pourquoi pas, comme l’a fait Hubble, faire des découvertes qui changeront notre compréhension de l’espace lointain, de l’origine de l’univers ou encore de la façon dont se forment et naissent des planètes.

Aujourd’hui la branche de la NASA en charge de son développement a annoncé, non pas sans émotion, que le télescope était enfin prêt et que les derniers tests avaient été concluants. James Webb est maintenant en phase de préparation pour le lancement, qui devrait toujours avoir lieu au cours du mois d’octobre.

14 ans d’attente

Initialement prévu pour remplacer Hubble dans notre ciel en 2007, à force de retards et de révisions du programme, le James Webb Telescope est depuis devenu un mythe, certaines mauvaises langues pensaient même que la NASA allait abandonner le projet et ne jamais lancer le télescope, qui a quand même coûté la bagatelle de 9,66 milliards de dollars selon les dernières estimations, qui datent de 2018.

Doté d’un miroir primaire de 6,5 mètres, contre 2,4 mètres pour Hubble, James Webb devrait être capable de collecter des images neuf fois plus rapidement qu’Hubble. Il devrait également avoir un pouvoir de résolution proche de la seconde d’arc dans l’infrarouge.

Le lancement, toujours prévu pour le 31 octobre, devrait se faire depuis Kourou en Guyane française à bord d’une fusée Ariane 5. Le voyage devrait durer près d’un mois, le temps pour le télescope de se déployer et de charger ses batteries vient ensuite une longue phase de mise en place. Durant deux à trois mois, les ingénieurs de la NASA ne vont pas à pas débloquer les différentes fonctionnalités du télescope. 

Un nom qui pose problème

Quand la NASA décide en 2002 de lancer une mission aussi importante que celle-ci, le choix du nom qui sera donné au télescope est essentiel. Après des mois de réflexion, c’est la mémoire du deuxième administrateur de la NASA, James E. Webb qui sera honorée par le télescope. Choisi en 1961 par Lyndon B.Johnson pour diriger l’agence spatiale américaine, poste qu’il occupera jusqu’en 1968, le nom de Webb ne fait pourtant aujourd’hui plus consensus.

Lui qui a joué un des premiers rôles dans les missions Apollo a été un des visages forts de la NASA, mais depuis son passage à la tête de l’agence dans les années 60, des nouvelles accusations ont été portées à l’encontre de celui qui fut le patron de Neil Armstrong. James E. Webb aurait joué un rôle dans la persécution des homosexuels aux États-Unis. Il aurait fait partie des hommes derrière l’éviction et le licenciement systématique des personnes homosexuelles travaillant pour des organismes d’état.

Depuis une pétition est née, la communauté homosexuelle, mais également des astronautes l’ont rejointe afin que le nom du télescope, qui était à l’origine « Next Génération Spatial Telescope » soit changé au profit d’un scientifique au passé moins sulfureux. La NASA a répondu à la polémique en expliquant que l’agence étudiait actuellement la possibilité de changer le nom du télescope.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

1 commentaire
1 commentaire
Les commentaires sont fermés.