James Webb est le nouveau télescope spatial de la NASA. Lancé le jour de Noël, il est un vrai cadeau pour les scientifiques du monde entier, qui n’en finissent plus de découvrir de nouvelles étoiles dans notre ciel grâce à lui. Avec des capacités impressionnantes, James Webb est l’appareil idéal pour scruter l’Univers et en comprendre les mystères.
Il a été construit pour observer notre voisinage à une certaine longueur d’onde, celle des infrarouges, juste avant le spectre visible. Une telle étude de l’Univers permet de (re) découvrir des éléments du ciel que nous connaissons déjà.
Récemment, c’est l’agence spatiale européenne qui a utilisé le télescope pour une observation. Elle s’est penchée sur un disque protoplanétaire. Elle a réussi à capturer les vents et les jets de matière de ce dernier, une grande première. Comme son nom l’indique, un disque protoplanétaire est un amas de matière, groupé sous une forme circulaire, avant la création d’une planète.
Sous l’effet de la gravité, cette matière va peu à peu se structurer, donnant naissance à une planète dans quelques millions d’années. Le disque en question, surnommé HH30 par les scientifiques, est un objet brillant, situé assez proche de la Terre (450 années lumières).
Une étude comparée
L’idée d’étudier ce disque protoplanétaire n’est pas anodine de la part de l’ESA. L’agence spatiale européenne voulait en réalité réaliser une étude comparée. En effet, ce n’est pas la première fois que l’humanité tourne un télescope vers HH30.
Hubble avait déjà capturé des images de cette région de notre univers dans les années 2000. Si les images n’avaient pas la même qualité, les scientifiques européens derrière cette nouvelle observation voudraient voir comment, en près de deux décennies, les gaz et la matière au sein de ce disque ont pu évoluer.
Comprendre comment se forme une planète avec un exemple concret pourrait permettre aux chercheurs d’affiner leurs simulations informatiques et ainsi remonter l’histoire de notre planète plus précisément. Car l’observation de l’Univers n’a jamais qu’un but : mieux comprendre, par effet miroir, notre propre création.

James Webb : un télescope hors norme
La différence entre les deux clichés permet aux scientifiques de voir comment le disque protoplanétaire a évolué ces dernières années, mais pour le grand public c’est aussi un rappel des progrès immenses faits par la NASA notamment en ce qui concerne ses appareils pour observer le ciel.
Avec une telle qualité d’image (HH 30 est situé à 450 années-lumière de nous), il est facile d’observer des objets plus ou moins lointains, avec un niveau de détail encore jamais vu. La NASA compte bien en tirer profit, elle qui a mis plus de 30 ans à construire James Webb.
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