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La fin de l’ISS est programmée pour 2024 : que va-t-il se passer après ?

L’avenir des stations orbitales terrestres est en suspens après la fin de l’ISS en 2024. La Chine et des investisseurs privés pourraient cependant prendre le relais.

En 2024 le partenariat entre la Nasa et 19 pays autour de l’ISS risquer bien de prendre fin. La construction de la station spatiale internationale, qui a pris le relais de la station MIR, s’était étalée entre 1998 et 2011 – tout en étant graduellement active pendant cette période. L’ISS est à l’origine d’innombrables découvertes en microgravité. On a par exemple pu explorer les effets de l’absence de gravité terrestre sur le corps humain, découvert de nouvelles manières de former des flammes, comment faire pousser des plantes dans l’espace, et de nombreuses technologies qui nous aideront un jour à revenir sur la Lune.

La NASA et l’agence spatiale européenne se sont déjà prononcés pour une prolongation de la station jusqu’en 2030. Mais le Congrès américain refuse pour l’heure de financer le projet après 2024. D’autres parties comme la Russie, pourraient également se désengager et s’opposer à la prolongation de la durée de vie de l’ISS. Dès lors que se passerait-il après la fin de vie de la station dans un tel scénario ? Il devrait continuer d’y avoir des stations spatiales en orbite – notamment grâce à la Chine et à des acteurs privés.

Le risque que l’ISS soit décommissionnée en 2024 est bien réel

La Chine a déjà lancé le premier module de sa future station spatiale Tiangong. Le pays devrait être très actif dans l’espace dans les prochaines années. Il est notamment question d’un partenariat avec la Russie pour construire une base permanente sur la Lune. Mais la Chine ne sera pas seule. Aux Etats-Unis, des entreprises privées sont elles aussi prêtes à se lancer à l’assaut de l’orbite terrestre. Axiom Space aimerait par exemple ajouter des modules à l’ISS actuelle pour quasiment doubler son volume pressurisé.

On imagine dans un tel scénario l’ISS devenir tout ou partiellement privée. Elle pourrait être louée à des entités privées ce qui prolongerait indéfiniment sa durée de vie. Ou en tout cas dans la mesure du possible. En effet statistiquement, il est probable qu’un événement catastrophique comme une collision avec des débris spatiaux provoque la fin brutale de la station actuelle. Sierra Nevada Corporation développe également des modules gonflables qui seront un jour proche assemblés en orbite basse pour créer la première station spatiale 100% privée indépendante de l’ISS.

Au delà les Etats-Unis sont en train de revenir sur la Lune dans le cadre du programme Artemis. La mission vise à construire une base permanente sur la Lune. Et s’il n’est pas encore question d’une station orbitale autour du satellite, il n’est pas impossible que cela devienne réalité un jour plus ou moins proche. Bien sûr, quels que soient les projets à venir, l’ISS pourrait bien finir par être décommissionnée à la fin de 2024. Dans un tel cas, les pays qui sont actuellement partie de la mission pourraient devoir organiser la ré-entrée contrôlée de la station dans l’atmosphère terrestre, au dessus du Pacifique.

Lire aussi – L’ISS grandit encore, même après 20 ans d’existence

Ce qui sera un événement en soit : jamais un objet aussi gros fabriqué par l’homme n’aura été ainsi détruit dans l’atmosphère. L’ISS fait en effet plus de 100 mètres de long, et pèse plus de 420 tonnes, soit l’équivalent du poids d’environ quatre baleines bleues. Bien plus que les 31 mètres et 129,7 tonnes de la Station MIR qui a connu le même sort le 23 avril 1996.

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