« La Station spatiale internationale est un remarquable accomplissement technologique et un modèle de coopération internationale. C’est le plus grand projet international en temps de paix de toute l’histoire. »
Ces mots, ce sont ceux de Scott Kelly, un des meilleurs astronautes de l’histoire de la NASA. Il a volé deux fois dans l’ISS, en 2010 et 2015. Comme de très nombreux astronautes, il risque d’avoir le cœur lourd en 2030, lorsque la station spatiale internationale quittera son orbite.
Depuis novembre 2000, l’ISS a toujours été habitée. 25 ans de vie en orbite, permettant des découvertes scientifiques par milliers. Au total, plus de 4000 expériences différentes ont été menées dans l’ISS. Elles ont donné lieu à 4400 publications scientifiques.
Une fin inévitable ?

Malgré tout, l’avenir de l’ISS était menacé depuis des années. La station spatiale internationale allait finir par quitter notre orbite, un jour ou l’autre. C’est finalement son coût, de plusieurs milliards de dollars chaque année, qui aura eu raison de l’ISS.
La NASA a décidé de couper ses budgets à partir de 2030. Sans le soutien américain, le reste des pays exploitant l’ISS ne pouvait pas continuer. La station sera donc détruite à cette date. Elle quittera son orbite avant de finir sa course dans le Pacifique, autour du point Némo.
Bien que cette destinée soit un crève-cœur pour les milliers de personnes qui ont travaillé de près ou de loin avec l’ISS, cette fin semblait inévitable. La station spatiale internationale, construite à la fin des années 90, n’était plus adaptée aux besoins modernes.
25 ans après sa construction, le poids du temps se faisait sentir. Certaines sections étaient en mauvais état et une « remise à neuf » aurait fait exploser le budget mondial consacré au spatial. Sans parler du besoin de coopération internationale, loin d’être acquis en ces temps troublés.
La fin de l’ISS, pas du spatial
Mais la fin de l’ISS ne signe pas pour autant la fin des missions habitées en orbite. Si la station spatiale a bien démontré une chose en un quart de siècle, c’est la nécessité scientifique indéniable d’une telle structure. À l’avenir, les astronautes pourraient rejoindre l’orbite pour des vols plus courts, à bord de vaisseau.
Ils pourraient séjourner de façon semi-permanente (pendant plusieurs mois) dans d’autres stations, construites avec l’aide de fonds privés. L’arrivée de ces installations au-dessus de nos têtes devrait faciliter le développement du tourisme spatial.
Gateway : une ISS 2.0

Impossible de parler de l’après-ISS sans évoquer Gateway. C’est sans doute le programme de la NASA le plus ambitieux depuis les missions Apollo. Alors que le retour des Américains sur la Lune se précise, l’agence spatiale américaine ne veut pas faire la même erreur que dans les années 70.
Cette fois, les installations humaines sur notre satellite, ou à proximité, seront faites pour durer. C’est le cas de « Gateway », une station spatiale qui sera placée en orbite, non pas autour de la Terre comme l’ISS, mais autour de la Lune.
Plusieurs astronautes européens devraient avoir l’occasion de voler dans cette installation futuriste dans les 10 prochaines années.
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