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Fintech

La fintech Robinhood est en route vers les 10 milliards $ de valorisation

Depuis 2013, la startup travaille sur une application de trading sans frais de courtage, pour rendre accessible la bourse.

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Robinhood fintech
© Robinhood

À Menlo Park, dans la baie de San Francisco, Robinhood continue de croître et d’attirer les meilleurs profils de la Silicon Valley. Depuis 2013, la startup grossit sans cesse et dépassera bientôt le palier des 10 milliards de dollars de valorisation. Sa croissance, elle la doit à sa volonté de rendre plus accessible les marchés financiers : à la manière du mythe de Robin des Bois, Robinhood veut démocratiser un secteur auparavant réservés aux plus riches.

En sept ans, la fintech s’est divertie. Elle propose d’acheter et de vendre des actions comme des obligations, mais aussi des crypto-monnaies comme Bitcoin, Ethereum, ou encore Litecoin. Dans le cadre d’un cycle d’investissement en Série F, un nouveau tour de table vient de permettre à la startup de lever 320 millions de dollars. Désormais, sa valorisation a atteint les 8,6 milliards de dollars.

Période de forte activité et attractivité

Ce dernier tour de table fait suite à une opération réalisée en mai dernier durant laquelle Robinhood avait levé 280 millions de dollars auprès de Sequoia Capital. Les nouveaux investisseurs de ce mois de juillet sont les sociétés de capital-risque TSG Consumer Partners et IVP. Ils ont notamment été motivés par la véritable envolée des marchés boursiers lors de la crise sanitaire.

Pour rappel, à la suite d’un « lundi noir » début mars, certains titres – notamment dans la tech – ont vu leur cours bondir à des niveaux jamais atteints. Dans récente interview de Benoit Grisoni, le PDG de Boursorama à Presse-citron, nous pouvions apprendre que la banque en ligne française avait enregistré une forte hausse du nombre d’utilisateurs de sa plateforme de trading. « Nous avons battu des records sur le nombre d’ouvertures de comptes titres et PEA – avec plus de 25 000 ouvertures sur le mois de mars – mais également sur le volume d’ordres, qui a été 3 fois supérieur à un mois normal » détaillait-il.

Un modèle proche des établissements bancaires

Malgré sa croissance, le modèle de Robinhood est encore très flou et de nombreux professionnels s’interrogent sur son avenir. La fintech opère sur un marché très réglementé, et à l’inverse des autres plateformes qui se rémunèrent notamment avec les frais de courtage, son modèle gratuit se rapproche davantage de celui des banques comme la banque en ligne Boursorama.

« Nous générons de l’argent à partir des intérêts des liquidités et des stocks des clients, tout comme une banque perçoit des intérêts sur les dépôts en espèces » explique-t-elle sur son site internet. Autrement dit, avec ses plus de 13 millions d’utilisateurs, dont une grande partie sont des clients de l’offre gratuite, Robinhood gagne de l’argent sur les revenus d’intérêt. L’argent que ces personnes possèdent sur leur compte et qui n’est pas dépensé est utilisé par la startup sur d’autres projets.

De la même manière, la version gratuite de l’application ne propose qu’un service de courtier à escompte, et non pas de courtier de plein service. La différence est donc que les clients ne pourront qu’acheter ou vendre des actions sans donner de conseils ni d’informations suffisamment précises pour que les utilisateurs puissent prendre des positions au moment le plus opportun.

Ainsi, l’application se voulant être le « Robin des bois » de la finance reste limitée pour les utilisateurs les moins confirmés. Dans sa formule gratuite, les opportunités de la bourse restent très éloignées pour les utilisateurs qui ne s’y connaissent pas. Mais forcément, avec un modèle cassant autant les codes, des limites allaient forcément rentrer en jeux. À l’approche des 10 M$ de valorisation, peut-on nous attendre à ce que la startup réussisse son pari ?

L’application de trading Robinhood tombe en panne (au plus mauvais moment)

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