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La néo-banque Boon ferme ses portes, victime du scandale Wirecard

Lancée en 2015, boon. n’aura pas survécu à cette période difficile.

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Néo-banque boon.
© boon.

En 2015, boon. voyait le jour grâce au soutien de sa maison-mère, le groupe allemand Wirecard. La néo-banque aura connu son heure de gloire en devenant l’un des premiers établissements actifs en France à supporter Apple Pay. Depuis, boon. a été rattrapé par ses concurrents… et par un gigantesque scandale financier qui a mené sa maison-mère à la faillite.

Une fin annoncée au 3 octobre

Si la néo-banque Bo a été victime de la crise sanitaire, ce n’est pas le cas de boon.. Cette dernière a fait les frais d’une vaste escroquerie qui a vu sa maison-mère foncer droit à la faillite. Seule explication fournie par le communiqué de la néo-banque : « en raison de la situation actuelle, nous avons pris la difficile décision de fermer le service ».

Dans le message, on apprend également que la néo-banque cessera définitivement son activité à compter du 3 octobre prochain. Les utilisateurs devront s’assurer que leur solde soit à zéro d’ici là, sans quoi boon. facturera 2,50€ de frais par mois jusqu’à épuisement du solde. Après 6 ans, boon. se réserve le droit de clôturer définitivement tous les comptes, y compris si le solde est positif.

Par ailleurs, boon. déconseille vivement à ses clients de demander un remboursement du solde, bien qu’ils aient légalement la possibilité de le faire. Dans une traduction française approximative, la néo-banque explique que « notre équipe de service a déjà du mal à faire face au nombre élevé de demandes. Nous comptons donc sur votre propre initiative pour que vous n’ayez pas à attendre votre argent et que nos collègues puissent se concentrer sur les clients pour lesquels cela ne fonctionne pas bien ».

boon. rejoint C-Zam au cimetière des néo-banques

Boon. a été l’un des précurseurs sur le créneau du compte bancaire simplifié. Depuis une application mobile, les utilisateurs pouvaient gérer leur compte et leur carte de paiement. Initialement payante, la néo-banque a progressivement migré vers le « tout-gratuit ». Entre la concurrence actuelle, la crise sanitaire et le scandale de Wirecard, les derniers mois ont été compliqués. Elle rejoint ainsi C-Zam dans le cimetière des néo-banques.

En quelques années, boon. aura été rejoint sur le créneau de la néo-banque par des dizaines de nouveaux acteurs. En 2019, KPMG recensait déjà plus de 26 acteurs de ce type en France – sans même compter les banques en ligne. Seuls quelques-uns ont réussi à se distinguer, à l’instar des Revolut, N26 ou compte Nickel.

Ces derniers n’ont toutefois pas été épargnés par la pandémie. Une majorité d’entre eux ont fait appel à des mesures d’urgence comme le chômage partiel ou les licenciements pour palier à la baisse des commissions d’interchange (liées aux volumes de transactions réalisées par leurs clients).

Si boon. n’a jamais communiqué sur son modèle économique, son activité n’a jamais représenté une taille assez critique pour mettre en péril sa maison-mère. Cette dernière n’a toutefois pas digéré le « trou » inexpliqué de 2 milliards d’euros dans ses caisses, mettant ainsi un terme à la belle histoire allemande.

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