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La néo-banque Starling se relève du Brexit, et compte se déployer

Une nouvelle levée de fonds permettra au Britannique Starling de se déployer dans les pays européens voisins.

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Starling neobanque
© Starling Bank

Malgré la domination britannique dans l’essor du paysage fintech (Revolut, Monzo, Transferwise, …), certains acteurs bancaires de nouvelle génération ont beaucoup souffert du Brexit. Son lot d’incertitude a entraîné la néo-banque Starling a retarder son déploiement dans d’autres pays européens, elle qui recense aujourd’hui 1,25 million de clients.

Maintenant que l’Europe se retrouve de nouveau à 27, les choses vont bien mieux. Rien de surprenant par ailleurs, la raison est simple : la néo-banque a réussi à obtenir un agrément bancaire par un régulateur irlandais, qui lui permettra ainsi d’opérer dans le reste de l’Europe. Le 10 février, Starling a retrouvé son attractivité, et un nouveau tour de table vient de réussir une levée de fonds de plus de 70 millions d’euros.

La néo-banque Starling bientôt en France ?

On mesure aujourd’hui plus d’un an de retard dans le déploiement de Starling. Anne Boden, qui dirige la néo-banque, prévoyait initialement de proposer son offre aux Français, aux Allemands et aux Irlandais, pour l’année 2019, mais les choses n’ont pas pu se passer comme prévu. « Sans Brexit, nous aurions pu utiliser notre passeport pour nous étendre à travers l’Europe. Il est juste de dire que l’incertitude nous a retardés », expliquait l’entrepreneure à la tête de Starling, dans une entrevue au Financial Time.

Avec 70 millions d’euros supplémentaires dans son capital, Starling veut bien évidemment trouver les fonds nécessaires pour débuter son lancement sur l’Europe continentale et concurrencer les banques en ligne. Désormais, son montant de fonds levés s’échelonne à 382 millions d’euros, en phase avec l’argent frais récupéré par Revolut ou N26.

C’est d’ailleurs face à ces deux nouvelles références que Starling veut revenir dans la course. Mais Revolut, son homologue, est déjà bien en avance avec plus de 8 millions de clients recensés. La néo-banque est disponible dans 36 pays, et compte bien profiter de ses cinq prochaines années pour démultiplier son rythme d’acquisition. Tout comme N26, Revolut vise les 100 millions de clients pour 2025.

Starling Bank Business

© Starling Bank

Plaire aux entreprises

Pour se démarquer de N26, Revolut ou encore Monzo (lui aussi britannique), Starling veut attirer les professionnels. À ce jour, le marché est moins important, mais bien que N26 et Revolut proposent des offres dites « business », elles visent avant tout les petits entrepreneurs. De son côté, Starling a déjà conquis plus de 100 000 entreprises, mieux que le spécialiste Français Qonto et ses 50 000 clients professionnels.

L’argent frais récolté par Starking servira également à peaufiner son offre pro. Sur son application mobile, la néo-banque parie sur l’intelligence artificielle et la data pour proposer des solutions optimisées à chaque client, en proposant aussi des fonctionnalités pour générer des conseils et des alertes. La semaine dernière, la néo-banque a aussi complété sa marketplace, qui donne à ses clients la possibilité d’accéder à d’autres services en plus de son socle bancaire.

Mais la stratégie de Starking ne se limite pas à intégrer des services proposés par des partenaires. Dernièrement, la néo-banque a tapé fort en dévoilant un nouveau prêt montant jusqu’à 300 000 euros. Désormais, la question sera de savoir vers quel type de clients l’établissement souhaite se spécialiser, sauf s’il décide d’être aussi compétent pour les particuliers que pour les professionnels.

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