C’est l’une des premières fintech françaises a avoir profité de la libre circulation de la data bancaire. Auparavant nommée “Prêt d’Union” puis “Younited Credit” en 2016 alors qu’elle débutait son expansion à l’international, la pépite “Younited” d’aujourd’hui est en forte croissance et souhaite en profiter pour dévoiler ses comptes.
Lancée en 2012, c’est dix ans plus tard qu’elle continue de revendiquer une croissance à trois chiffres : 146 % sur une année. Son activité est à la fois d’opérer en tant qu’établissement de crédit et de partenaire technologique pour la notation rapide et automatisée des particuliers par l’analyse des données de leur activité bancaire.
En marque blanche (Microsoft, Apple, Fortuneo, N26, Lydia ou encore Free lui font confiance) comme via son interface pour les particuliers, son activité lui a permis de générer 125 millions d’euros de revenus en 2021. Le tout, avec une répartition entre les deux cibles de clients de 30-70. Hier, sur le plateau de BFM Business, nous pouvions nous attendre à ce qu’elle annonce être rentable, mais la fintech accuse encore des pertes de 20 millions d’euros.

Transparence sur ses comptes
Alors pourquoi lever le voile sur le détail de son bilan ? Son geste, rare dans le milieu, a le don de projeter l’image d’une startup en pleine confiance pour la suite de son activité. Elle table d’ailleurs un bilan de 300 millions d’euros de volume pour 2022 (avec 3 milliards d’euros de volume de crédit).
Même déficitaire, Younited ne devrait pas rencontrer de grosses difficultés à trouver de l’argent frais pour renflouer ses comptes, en attendant d’atteindre l’équilibre. Et l’intérêt serait double. Une levée de fonds lui permettra aussi d’atteindre le statut de licorne. Lors de leur dernière opération de financement, Younited tutoyait déjà le milliard d’euros de valorisation.
Charles Egly, cofondateur et PDG, se disait alors “à l’écoute” pour une nouvelle opération, qui pourrait projeter la société à plus de 3 voire 5 milliards d’euros de valorisation, si on la compare à d’autres licornes françaises.
Coïncidence tout à fait symbolique, sa probable arrivée dans le cercle des licornes interviendra peu de temps avant (ou après) celle d’Alma, la fintech française qui s’est positionnée sur le paiement fractionné. Younited aussi a lancé une offre sur ce créneau, depuis l’année dernière, mais son cofondateur disait que l’activité de crédit long était “quatre fois plus rentable que le paiement fractionné”.
D’un côté comme de l’autre, dans les métiers du crédit, Younited a l’intérêt d’avoir su très tôt se positionner et se diversifier. Il est tout à fait surprenant de voir que son activité est encore à 70 % issue de sa plateforme à destination des particuliers, et que ses revenus ne soient pas en provenance d’entreprises telles que N26, qui utilisent Younited pour son offre de crédit.
À plus de 125 millions d’euros de revenus, la startup va bien. Elle est positionnée en Italie où elle réalise déjà 25% de ses revenus, et à l’international qui représente la moitié de ses revenus. Une levée de fonds devrait arriver très prochainement alors que de nouveaux produits arrivent (une solution de crédit pour les freelances, en concurrence directe avec Mansa et la Société Générale) et que la fintech compte se déployer dans trois nouveaux pays dès l’année prochaine.
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