Alors que les plateformes de streaming augmentent régulièrement leurs tarifs, au grand dam de leurs abonnés, elles ne s’arrêtent pas là pour renflouer leurs caisses. C’est officiel : l’ère du streaming bon marché est terminée.
Après Netflix et Disney+, c’est désormais au tour de Prime Video d’entrecouper ses programmes par des publicités. Depuis ce mardi 30 janvier 2024, les abonnés américains ont la désagréable surprise de voir apparaître des entractes publicitaires avant, pendant et après leur film ou leur épisode de série en cours. Pour le moment, les abonnés français sont épargnés. Mais cet ajout de publicités arrivera dans l’Hexagone dans les prochains mois.
Un supplément ou des pubs, il va falloir choisir
La publicité arrive chez Prime Video. Si les coupures publicitaires font déjà partie du quotidien de certains abonnés Netflix et Disney+, le service d’Amazon a choisi de miser sur la nouveauté. En effet, contrairement à ses concurrents, Prime Video n’ajoute pas une offre avec publicité à son catalogue. Dorénavant, tous les abonnés au service d’Amazon subiront des entractes publicitaires. À moins de payer un supplément chaque mois pour en être exempt…
Selon Amazon, ces coupures publicitaires ne devraient pas trop gâcher l’expérience des abonnés Prime Video. La plateforme parle d’un entracte publicitaire de 2 minutes à 3 minutes et demie par heure. Amazon souligne que ces coupures seront nettement plus courtes que celles des autres plateformes de streaming et de la télévision traditionnelle.
Si les Français sont à l’abri pour l’instant, ce répit n’est que de courte durée. En effet, la publicité sur Prime Video en France devrait arriver dès le printemps prochain. Selon NPA Conseil, les choses changeront à partir du 10 avril 2024 dans l’Hexagone. Si aux États-Unis, il est question d’un supplément de 3 dollars, nous ne connaissons pas encore le coût de l’option sans publicité que proposera Prime Video sous peu chez nous.
Il est évident que cette décision a de quoi énerver les abonnés du service d’Amazon. Face à la hausse des prix des plateformes de streaming, les utilisateurs considèrent sérieusement la résiliation de leurs multiples abonnements.
Néanmoins, le géant semble plutôt confiant. À en croire les estimations de Bank of America, cette décision permettrait à Amazon d’augmenter ses revenus de 3,2 milliards de dollars par an. À cette somme devrait s’ajouter 1,6 milliard de dollars de la part des utilisateurs qui refuseront de subir les publicités et qui opteront pour l’offre plus onéreuse.
Rappelons que, comme Twitch, Prime Video n’est pas un service rentable pour Amazon. Si la plateforme de streaming n’a jamais vraiment eu vocation à être rentable, Jeff Bezos n’entend pas non plus alimenter un gouffre financier. Souscrire à Prime Video, c’est également souscrire à Amazon Prime, qui offre toute une flopée de services pour les utilisateurs.
- Les publicités arrivent sur Prime Video aux États-Unis dès aujourd’hui
- Ces coupures publicitaires débarquent en France dès le 10 avril 2024
- Pour ne pas les subir, il va falloir payer un supplément
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Au début de la création l’abonnement annuel était à 49€ et incluait toute la suite Amazon (Prime, Vidéo, Music, Game, etc).
Puis l’offre Music a changé avec le modèle aléatoire.
Puis l’abonnement a augmenté de 40% en passant à 69€.
Et maintenant la pub sur Vidéo.
Toujours plus cher, et toujours plus de contraintes.
Bye bye Amazon, je me contenterai maintenant de CDiscount à volonté pour la gratuité des frais de port, et la moitié du tarif annuel.