“La voiture électrique a manifestement mis la charrue avant les bœufs.” Laurent Castaignède, ingénieur de formation et auteur spécialisé dans la cause écologique, tire la sonnette d’alarme. D’ici à 2030, l’agence internationale de l’énergie s’attend à voir le nombre de voitures électriques en circulation multipliée par 8, un désastre pour Laurent Castaignède.
Dans son dernier livre, La ruée vers la voiture électrique. Entre miracle et désastre (éditions Écosociété, 2023), il annonce l’arrivée d’un crash semblable au dieselgate. En effet, plusieurs obstacles se dressent sur la route de la voiture électrique.
L’arrivée d’un OPEP du cuivre ?
Cette dernière a besoin de métaux dits “rares” pour être produites. Or la quantité même de ces métaux (qui n’ont rien de rare, mais sont difficiles à extraire) est une première limite. La disponibilité du lithium, du cobalt ou du nickel soulève une question. Comme les voitures électriques de demain, pourraient-elles rouler, si elles n’ont pas de quoi construire des batteries et des moteurs.
Pour tous ces métaux, Laurent Castaignède estime que la voiture électrique deviendra “d’ici 15 ans” la première source de demande mondiale. Il faudra alors que l’extraction et le raffinage arrivent à suivre cette folle demande en expansion constante. Ce n’est pas gagné pour autant.
Mais pour Laurent Castaignède, le problème est double. Si l’extraction des ressources est un souci, leur position géographique en est un autre. Il s’attend notamment à la création d’ici à quelques années d’un “OPEP du cuivre” qui dicterait alors ses lois sur le commerce international de ce précieux métal.
Une électricité pas toujours verte
Dans son ouvrage, Laurent Castaignède démontre ses idées avec des exemples précis. Il prend spécifiquement le cas du Québec. Cette région canadienne produit de l’électricité à 100% verte (avec de l’hydroélectricité ou de l’éolien). Mais cette production est en partie exportée.
Ainsi, si la demande venait à fortement augmenter dans les prochaines années, à cause de voitures électriques toujours plus nombreuses, il faudrait rapidement faire un choix. Le Québec devrait s’asseoir sur les grands revenus de son exportation d’électricité propre, ou alors faire le choix de trouver de nouvelles solutions de production, en ouvrant des centrales électriques fossiles (charbon, pétrole, gaz…).
La France n’est pas mieux lotie
De l’autre côté de l’Atlantique, la France ne bénéficie pas d’un meilleur traitement. Si l’hexagone se congratule souvent pour son électricité verte grâce au nucléaire (point de vue qui peut d’ailleurs être remis en question), cette électricité n’est pas disponible 12 mois par an.
En effet, comme l’explique le RTE (réseau de transport de l’électricité) dans divers rapports, la “disponibilité de l’électricité décarbonée pour de nouveaux usages n’est effective que 30% du temps.” En d’autres termes, il sera possible de recharger sa voiture avec une électricité française verte pendant quatre mois, puis il faudra basculer sur une électricité venue tout droit des centrales à charbon d’Allemagne.
Laurent Castaignède le précise clairement. Il ne faut pas confondre le kWh moyen (moyenne du niveau de pollution de la production d’un kWh en France) avec le kWh marginal. Cet indice prend en compte le niveau de pollution de la production d’un nouveau kWh en France.
C’est cet indice qui permet de voir si les plans de développement de l’électricité verte vont dans le bon sens. Or en France, et dans divers pays, le kWh marginal n’est plus un sujet. “J’ai vu le discours glisser insidieusement ces dernières années : on parlait encore des enjeux de la décarbonation du kWh marginal il y a dix ans, mais les messages se veulent aujourd’hui exagérément rassurants en se cachant derrière un kWh moyen « déjà vert »”
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Ethanol OGM le turfu
Depuis le début de l’automobile, les très nombreuses tentatives d’imposer la voiture électrique finissent toujours en eau de boudin… pour le vérifier il suffit de consulter la section voiture électrique de wikipedia…
L’avenir est à l’hydrogène, car de nombreux secteurs du transport ne seront jamais électriques (portes conteneurs, aviation de transport, jamais un A380 ne pourra voler avec des batteries à cause du poids des batteries, etc…
Sur l’électricité, le rapport RTE 2023, qui est pourtant cité par l’auteur, dit exactement le contraire, notamment “1 Pour atteindre les objectifs de décarbonation accélérée et de souveraineté énergétique, une croissance forte et rapide de la consommation d’électricité est nécessaire” De multiples rapports (ADEME..) montrent que l’électrification du transport est possible en France sans problème de fourniture d’électricité. Après on peut avoir des questionnements sur le cuivre et autres métaux…
Je suis désolé de le dire, mais ces allégations sont de pures hypothèses sans base scientifique. Pour les batteries LFP on a besoin de lithium de fer et de phosphates. Du fer et du phosphate on en a des quantités astronomiques, pour le lithium on a des réserves en grande quantité et on n´à pas explorer la planète pour en trouver. Quand aux exemples sur.l´électricité c´est du bullshit total.
Evitez de raconter n’importe quoi à propos de la situation française : l’électricité décarbonée disponible 30% du temps, c’est le mix éolien+solaire. Le nucléaire (décarboné également) est pilotable, donc disponible 100% du temps. Donc non, en France, nous ne devrions pas avoir besoin de recourir au charbon allemand pour les 70% du temps restant (sous réserve qu’on ne bazarde pas nos centrales comme a Fessnheim).
90% de la production électrique française est décarbonnée me semble t’il.
Pour le renouvelable, c’est une autre histoire…
Une fois que toutes les voitures auront un moteur électrique, le besoin en cuivre sera faible. Et moyennant quelques pertes, donc une production d’électricité supplémentaire, on peut envisager de basculer sur des moteurs en aluminium et non en cuivre.
L’aluminium c’est de l’électricité, il est obtenu par électrolyse. Donc encore plus d’électricité supplémentaire ;-)))
Je vais remercier cet ingénieur pour ces éclaircissements sur des sujets a la vitesse d’évolution bien supérieur à la vitesse de mise a jour de son savoir.
Petite précision pour cet homme que chacun appréciera comme il le souhaite ; la consommation des voitures électriques, bien évidemment dépendante du nombre de km parcourus ne viens pas EN PLUS de notre consommation habituelle.
Consommation habituelle qui comprends le pompage du pétrole brut, son raffinage et les coût de distribution en kW dans les stations services.
Cela représente 11kW pour 100km parcourus par nos fumantes…
Fumantes qui ne seront plus sur les routes puisque REMPLACÉS par des VE.
La surcharge ne sera donc pas une explosion mais juste un petit palier qui sera en partie compensé par l’installation massive de panneaux solaires couplés a des batteries de stockage stationnaire (seconde vie).
Incitons les toitures plates a se recouvrir de PV et installons des méga pack (de Tesla ou d’un concurrent, peu importe)
Et je reste convaincu que le rendement du puits a la roue de l’hydrogène n’est pas compatible avec le porte monnaie de “monsieurtoutlemonde”
Dire que le Québec pourrait devoir se mettre à produire de l’électricité non-propre avec centrale charbon-gaz-pétrole est complètement faux.
D’ailleur à court terme HYDRO-Québec à déjà annoncé que des projets d’éoliennes seront utilisés. Le Québec est 100% vert côté production électrique. C’est pas demain que ça va changer. Surtout qu’ils y a plein de solutions verte de disponible. L’auteur est 100% dans le champs.
Le géant chinois de la batterie CATL vient de dévoiler son projet avec succès.
Des batteries au sodium avec 0 terres rares
D
D’ici 2035 on aura changé 3 fois de technologies de batteries.
Vous êtes payés par le lobby pétrolier ?
Oh la la… Encore un gars qui surfe sur l’anti VE primaire pour vendre son bouquin !
Réveillez vous en France ! Le terme électrique gate est complètement fou, comme s’il était comparable au diesel gate que ne concernait que quelques constructeurs automobiles !
Un électrique gate signera la fin de l’économie européenne et française, ce sont des milliers de milliards d’euros qui ont été investi chez nous ! Des fonds publics et privés ! Pour les réseaux électriques, les stations de charge rapide, les millions de bornes partout en Europe, les futurs centrales électriques, la recherche et développement dans les moteurs et batteries, les usines, les chaînes d’assemblages… etc… Y’a rien de léger la dedans, si ça tombe, ça impactera nos vies ! Je parle de récession ! On devra s’habituer aux pâtes à tous les repas ! La dette ne pourra pas encaisser, ce sera la banqueroute…
Les batteries seront toutes des LFP ou SFP, ultra robustes et durables, sans métaux rares ! Les faisceaux des VE ont tendance à devenir wireless pour limiter au maximum l’utilisation du cuivre, pareil pour la haute tension qui a tendance à monter à 800V pour limiter les sections de câbles ! Après le cuivre est recyclage à 100% comme bientôt l’ensemble des métaux constituant les batteries !
Des à présent, les VE cumulent toutes les qualités, elles sont l’avenir !
Dans 25 y’aura plus de pétrole, et dans 10 ans le pétrole abordable n’existera plus dès que les micros nappes récemment découvertes au large de l’Amérique latine seront asséchées et que les USA auront passé leur pic de production de pétrole de schiste !
On a besoin d’un maximum de pétrole pour développer le VE, c’est maintenant ou jamais ! Si nous n’avons pas d’alternative à la voiture thermique dans 10 ans, ce sera la fin de la voiture tout cours…
Au delà de la fiabilité de ces arguments qui, comme beaucoup l’ont écrit ci-dessus, semble assez douteuse, la question qui se pose est : qu’a réellement à vendre ce monsieur ? Le statu quo pour faire plaisir aux pétroliers et tant pis pour le réchauffement climatique, ou la tentation bien ancrée chez certains écologistes radicaux de supprimer toute forme de véhicule individuel (avec aussi tout un cortège de suppression d’autres libertés individuelles) ? Je ne lirai certainement jamais son bouquin alors je ne saurai jamais.