Passer au contenu

Le Japon et les disquettes, c’est fini

Au Japon, de nombreuses procédures de l’administration nécessitent encore l’utilisation de disquettes. Mais le ministre du numérique veut changer cela. Il est en guerre contre les disquettes, mais aussi contre le fax.

Si vous pensiez que personne plus personne n’utilise les disquettes en 2022, vous vous trompez. Au Japon, de nombreuses procédures de l’administration requièrent encore l’utilisation de ce système de stockage.

Mais la bonne nouvelle, c’est que le gouvernement est enfin décidé à « déclarer la guerre » à la disquette. C’est en tout cas ce qu’a indiqué le ministre du numérique, KONO Taro, dans une publication sur Twitter.

« Il existe environ 1900 procédures gouvernementales qui obligent les entreprises à utiliser des disques, c.-à-d. e. disquette, CD, MD, etc. pour soumettre les demandes et autres formulaires », explique-t-il. Ainsi, la réglementation devrait être changée afin que les procédures puissent être faites en ligne.

Disquette, fax et tampon

Et la disquette n’est pas la seule technologie archaïque en utilisation au Japon. Comme l’explique Bloomberg, KONO est considéré comme un critique virulent de l’archaïsme de l’administration au Japon. Dans l’Empire du Soleil levant, on utilise encore beaucoup le fax, ainsi que le hanko, un tampon rouge qui est encore indispensable pour la signature des documents officiels.

Entre 2020 et 2021, KONO avait occupé le poste de ministre de la réforme administrative, et avait essayé de réduire l’utilisation du hanko et du fax. D’ailleurs, aujourd’hui, il continue.

« Je cherche à me débarrasser du télécopieur, et je prévois toujours de le faire », a-t-il récemment déclaré lors d’une conférence de presse, d’après Bloomberg.

Mais avant de vous moquer du Japon, sachez que même aux États-Unis, la disquette fait de la résistance. Par exemple, ce n’est en 2019 que le département américain de la Défense a mis fin à l’utilisation de la disquette, une technologie créée en 1960, pour contrôler son arsenal nucléaire.

Les technologies anciennes font de la résistance

Sinon, en 2020, la crise sanitaire a également mis en lumière le fait que l’administration de certains États utilise encore des systèmes très anciens dont le langage de programmation est le COBOL, un langage qui a plus de 60 ans et qui n’est plus enseigné.

Le chèque de relance annoncé par le gouvernement devait être distribué par les États. Et ceux dont les systèmes utilisaient encore le COBOL ont eu du mal à trouver des développeurs maitrisant ce langage pour faire les modifications nécessaires au niveau de leurs logiciels.

Au New Jersey, le gouverneur avait fait appel aux développeurs maitrisant ce langage, car la pénurie de développeurs COBOL ralentissait l’arrivée des chèques de relance chez les bénéficiaires.

IBM avait dû intervenir en mettant en place une plateforme de mise en relation entre les développeurs COBOL et les organisations. L’entreprise a également créé des cours en ligne pour faire face à la pénurie.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech