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Le problème écologique du ticket de caisse encore repoussé

La date de la fin de l’impression systématique du ticket de caisse est repoussée pour la deuxième fois. Le ministère hésite avec deux autres dates.

L’écologie attendra, écrivait-on déjà en décembre dernier, quand le Ministère de l’Économie repoussait sa mesure sur la fin des tickets de caisse. Initialement prévue le 1er janvier, retardée au 1er avril, celle qui fait partie d’une des grandes mesures de la loi anti-gaspillage ne sera pas effective le 1er avril comme il était prévu jusqu’alors. La nouvelle date n’a pas encore été déterminée – le ministère ayant indiqué à l’AFP dimanche qu’il hésitait encore entre le 1er août et le 1er septembre prochain.

Le retard de 8 à 9 mois de la fin de l’impression systématique du ticket de caisse est la preuve que celle-ci impressionne, à la fois les Français et le Gouvernement. Surtout dans des circonstances comme celles actuelles. Le contexte inflationniste, désormais mentionné directement en tant qu’“inflation” a refroidi les parties prenantes du projet qui citaient le besoin des consommateurs à bien faire attention à leurs dépenses en cette période plus difficile pour les budgets.

Ainsi, la ministre déléguée au commerce Olivia Grégoire expliquait dans les pages du Parisien dimanche : “nous avons des remontées de terrain, nous discutons avec les associations de consommateurs, avec la grande distribution, qui nous disent que, face à l’inflation, beaucoup de Français souhaitent vérifier l’exactitude du montant des courses qu’ils font”. Son cabinet ajoutait “on considère que le moment n’est pas le bon pour que la mesure entre en vigueur”.

848 kilomètres de papier

Pouvoir plus facilement gérer ses comptes grâce aux tickets de caisse a pourtant un coup. Ce sont en effet 30 milliards d’impressions qui sont comptabilités chaque année en France, de quoi prendre conscience de l’importance de redonner au consommateur le choix de le demander ou non. Si 30 milliards est un nombre très élevé, il n’en est pas plus représentatif que les 848 kilomètres d’équivalent en papier qu’ils nécessitent en ressource.

Pour rappels, les tickets concernés par la nouvelle loi anti-gaspillage sont tous les tickets de caisse, ceux émis par les automates, mais aussi les tickets de bons d’achat et de réduction qui s’invitent généralement dans vos reçus (et qui allongent d’autant plus le besoin en papier que les simples petits tickets de reçus de carte bancaire). Pour pouvoir continuer à les recevoir, les clients dans les commerces et sur les automates devront en faire la demande ou passer par l’une de ses alternatives.

Quant à savoir si la fin de l’impression systématique des tickets de caisse est prévue pour le 1er août ou le 1er septembre, le ministère penche plutôt sur la période aoûtienne. “Notre préférence se porte sur le 1er août”, a indiqué le ministère d’Olivia Grégoire au journal Le Parisien, en justifiant son choix par le fait que “septembre c’est le moment des achats de rentrée, cela risque d’être encore plus perturbant”. D’autant plus que l’inflation n’est pas prêt de s’arrêter d’aussitôt.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Je vois pas pourquoi on retarde autant, on pourra toujours demander le ticket, ça sera pas juste systématique, j’ai pris l’habitude de faire sans ticket et j’ai aucun problème. Pour certain achat, certes, c’est toujours bien de l’avoir pour se faire rembourser pour du textile par exemple, mais c’est tellement rare…

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