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Le Congrès juge “inévitable” un retard dans les prochaines missions de la NASA

Selon le GAO, la NASA ne tiendra jamais son calendrier actuel et le retour de l’homme sur la Lune n’aura pas lieu avant 2027.

La NASA a lancé dans le courant des années 2010 son programme Artémis. La jumelle d’Apollo dans la mythologie grecque doit, comme son frère, servir de nom de code pour aller sur la Lune. L’agence spatiale américaine avait initialement prévu de s’y rendre pour 2024, mais la pandémie a ralenti le développement de cette mission.

Dans une nouvelle étude, le GAO (l’office en charge de la régulation des comptes publics) estime que les missions Artémis ne pourront pas atteindre la Lune avant 2027. Ce nouveau retard n’est pas “probable” il est “inévitable”.

Alors que la mission Artémis 1 s’est déroulée sans encombre en fin d’année dernière, Artémis 2 est prévue de son côté pour le printemps 2024. La mission devrait faire le tour de la Lune avec son équipage, avant de rentrer sur Terre.

Selon le GAO, il faudra des années à la NASA pour développer Artémis 3, la première mission qui ramènera des hommes sur la Lune. Si la mission Artémis 2 devrait, sauf souci majeur, se dérouler au début de l’année 2024, la suite du programme est beaucoup plus incertaine.

Un énième retard pour la NASA

La NASA assure officiellement qu’elle tiendra ses délais. Elle a seulement reconnu qu’Artémis 3 aura lieu au début de l’année 2025, un an après le lancement d’Artémis 2, la première mission habitée du programme. Mais dans son rapport, le GAO indique que le calendrier actuel de la NASA est “exceptionnellement ambitieux”.

L’agence spatiale américaine n’a toujours pas commencé le développement du HLS, le système d’atterrissage habité qui doit déposer des Hommes sur la Lune. Cette pièce doit être fournie par SpaceX et bien que l’entreprise d’Elon Musk avance à une vitesse record, il reste encore beaucoup à faire pour répondre aux exigences de la NASA en matière de sécurité notamment.

Les fabricants tiers ne sont pas dans les temps

En plus de SpaceX qui fournit le HLS, la NASA a également confié une autre grande partie de son programme à une entreprise privée. Ainsi, la société Axiom Space, créée par un ancien de la NASA, s’occupe de la confection des nouvelles combinaisons spatiales.

Elles seront utilisées par les astronautes du programme Artémis à compter de la troisième mission du programme. La conception d’une combinaison spatiale demande des années de développement et de multiples prototypes. En effet, ces combinaisons doivent être parfaitement étanches, légères, maniables, mais également résistantes à la poussière lunaire.

La NASA en retard, la Chine en avance ?

Le calendrier de la NASA pour son programme Artémis est “étonnamment” plus court de 13 semaines par rapport aux autres missions d’ampleur de l’agence spatiale américaine (comme le développement du télescope James Webb).

Face aux États-Unis qui visent, officiellement, 2024, la Chine a annoncé il y a de nombreuses années l’arrivée d’Homme sur la Lune autour de 2030. À mesure que le programme spatial américain prend du retard, l’agence spatiale chinoise (CNSA) se frotte les mains.

Elle pourrait, dans un sprint technologique finale, doubler la NASA sur le fil et arriver sur la Lune avant les astronautes américains. Si pour l’heure les pronostics donnent un avantage clair à la NASA, la Chine est à surveiller de près. Son arrivée sur la Lune avant les États-Unis serait un affront terrible pour l’Oncle Sam. Lui qui a dépensé plus de 40 milliards de dollars pour mettre au point les missions Artémis.

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