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5 faits marquants sur la mission Artemis 1 autour de la Lune

Ce dimanche, la NASA a mis fin à la mission Artemis 1, une rampe de lancement pour les années à venir du côté de Houston.

Le programme Artemis est lancé. Le 16 novembre dernier, Mike Sarafin, directeur de vol pour la NASA lançait l’une des missions les plus importantes de sa vie. 25 jours plus tard il a exulté avec ses centaines de collègues depuis le centre de contrôle de Houston. La mission Artemis 1 venait de prendre fin, la conquête de la Lune, elle, ne fait que commencer.

16 novembre : jour 1

Le 16 novembre la fusée SLS de la NASA quittait le pas de tir de Cap Canaveral. Le lanceur, haut comme le 2e étage de la Tour Eiffel, doit sa réussite à des turbopompes de quelques mètres à peine. Ces bijoux d’ingénierie renferment la puissance d’un TGV. Mais ces pièces sont aussi capricieuses. En août lors des premières tentatives de décollage du SLS, elles n’ont pas fonctionné normalement.

Le 16 novembre, la NASA a pris les devants. Malgré des risques mineurs, le décollage a eu lieu. Après coup l’agence spatiale reconnaîtra quelques erreurs. L’important est fait, SLS est en route pour la Lune.

17 novembre : sortie de l’orbite

8 minutes seulement après le décollage, l’ensemble fusée-module se décompose et Orion prend son envol. À 157 kilomètres de la Terre l’imposante SLS a déjà fini son travail. Elle a placé le module dans l’espace. 1h30 après le décollage, Orion a allumé ses moteurs pour sortir de l’orbite terrestre et prendre la direction de la Lune.

Cette mise à feu, crucial pour le reste de la mission, est un vrai travail d’orfèvrerie céleste. Les scientifiques de la NASA doivent prendre en compte des dizaines de paramètres. Même le mouvement du carburant dans les réservoirs a une influence sur la trajectoire finale du module.

https://twitter.com/Thom_astro/status/1601994147191263235?s=20&t=Vo90M9J81LAs_ir280k5iQ

25 novembre : stupeur

En plus du module Orion, la fusée SLS de la NASA transportait en orbite une dizaine de satellites. Ils avaient des missions diverses mais certains se rendaient également sur la Lune, préparant ainsi les missions à venir. OMOTENASHI était l’une d’entre elles. Développée par la JAXA cette sonde devait se poser sur la Lune. Elle aurait alors joué un rôle de relai pour les prochaines missions Artemis.

Mais quelques minutes après son déploiement, le signal a été perdu. Malgré les efforts de l’agence spatiale japonaise, la liaison n’a jamais été rétablie. Le 25 novembre, le module Orion était en orbite autour de la Lune. Pendant près d’une heure, les ingénieurs de la NASA ont perdu toutes les communications avec le vaisseau.

Un scénario catastrophe qui replonge la NASA dans ses années noires. Avec une mission aussi couteuse, l’échec n’est pas une option. 45 minutes après la coupure, les communications sont revenues d’elles même. La NASA reconnaît aujourd’hui qu’elle ne comprend pas encore tout ce qui s’est passé. L’étude des données à froid devrait permettre d’en savoir plus sur cette période chaude de la mission.

28 novembre : pour l’Histoire

Toujours en orbite autour de la Lune, le module Orion a pris de plus en plus de distance avec notre satellite. Le 28 novembre il est même passé à plus de 400 000 kilomètres de la Terre, une distance encore jamais atteinte pour un vaisseau habitable. Le précédent record était détenue par la mission Apollo 13, il y a plus de 60 ans.

Avec ce nouveau record, la NASA fait entrer Artemis 1 dans l’histoire. Cette première mission doit avant tout servir de répétition générale pour l’agence spatiale. Elle compte bien profiter de ce voyage inhabité pour tester le module dans ses moindres recoins. Des centaines de tests ont été menés au cours de ces 25 jours dans l’espace, mais certaines expériences restent encore à faire.

11 décembre : splashdown

Après un ovaire de plus d’un million de kilomètre, le module Orion est de retour sur Terre. Le 9 décembre la NASA a finalisé les derniers détails. Le 11, à 18h40 heure française, les restes du module ont touché l’océan Pacifique, au large des côtes mexicaines. L’évènement était retransmis en direct sur la chaîne YouTube de la NASA. Après un ralentissement extrême dans l’atmosphère, les parachutes de la capsule ont fini de faire le travail.

Lancée à 40 000 km/h lors de son entrée dans l’air, la capsule a finalement touché le sol à une vitesse de 30km/h. L’appareil a depuis été repêché et la NASA va étudier de près les conditions de ce retour dans l’optique d’une mission Artemis 2 habitée.

Le programme Artemis, très en vu au cours du dernier mois, va maintenant prendre du recul. Le prochain lancement n’aura pas lieu avant le printemps 2024. La NASA doit d’abord étudier les données collectées par Artemis avant de penser à la prochaine mission.

D’ici là les ingénieurs du Space Kennedy Center vont remettre une fusée SLS sur pied. Le monstre de 100 mètres de haut n’étant pour le moment qu’un ensemble de pièces.

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