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Les fintech françaises face à un ralentissement des financements

Pour les Fintech françaises (start-up en banque et assurances notamment), l’année 2023 a été synonyme d’une baisse de l’activité financière.

Sur cette année, les financements dans leur globalité ont considérablement diminué. Un phénomène fortement influencé par un contexte économique plutôt défavorable ainsi que des taux d’intérêt qui se maintiennent à des seuils élevés. Malgré ce constat pas franchement positif, les entreprises ont su s’adapter à ces nouvelles réalités financières malgré tout.

Le contexte du ralentissement

Les chiffres relevés par l’Observatoire de la Fintech (en collaboration avec eToro, Mastercard et KPMG) sont sans appel. Le secteur a enregistré cette année 136 opérations, ce qui équivaut à 1,1 milliard d’euros. Un constat qui marque une diminution de 57 % par rapport à l’année 2022.

De son côté, France FinTech fait état de données relativement similaires, comptabilisant 114 opérations pour un montant total de 939 millions d’euros levés. Cette baisse n’est pas une exclusivité française et s’aligne parfaitement sur les tendances européennes et mondiales.

Mikaël Ptachek, président de l’Observatoire de la Fintech, explique que “la fintech subit comme les autres secteurs de la tech la raréfaction du financement dans un contexte de hausse des taux d’intérêt“. Pour autant, selon lui, l’écosystème n’est pas arrivé à un point de rupture et cette année reste dans une certaine forme de continuité. Il souligne également que les années 2021 et 2022 étaient plutôt atypiques, caractérisées par une surabondance de liquidités.

Adaptation et résilience des fintech

Malgré ce léger coup de mou, il semblerait que le secteur prouve qu’il est capable de résilience. Alain Clot, président de France FinTech assure que “les fintech ont su prendre toutes les mesures utiles pour poursuivre le développement de leur activité et leur rentabilité. Leur marché se consolide tout en maintenant une bonne dynamique en termes d’innovation et de création de nouveaux usages“.

Pour juguler le phénomène, la mise en place d’une gestion plus rigoureuse des coûts a par ailleurs été appliquée dans de nombreuses start-up. Celle-ci a permis une nette réduction des besoins en capitaux supplémentaires et a mené les acteurs à s’orienter plutôt sur la monétisation. Les parts de marchés ne sont plus la cible absolue, mais la rationalisation est désormais privilégiée.

Malgré tout, le secteur continue à recruter de manière plutôt efficace et représentent 32 000 emplois sur le sol français à la fin 2023. Cela correspond à une hausse de 3 000 emplois par rapport à l’année précédente.

Après deux années de surabondance dans les financements, le secteur semble revenir à la normale et les entreprises adaptent leur fonctionnement pour maintenir la bonne stabilité de l’écosystème global. Ptachek lâche tout de même un dernier avertissement : l’augmentation potentielle des cessations d’activités pour l’année 2024 restent un élément à surveiller de près.

  • Le secteur de la fintech en France voit ses investissements ralentir, avec une baisse de 57 % par rapport à l’année dernière.
  • Un contexte non-exclusif à l’Hexagone et qui s’inscrit dans une tendance plus générale.
  • Malgré cela, le secteur tient le coup et ses entreprises adaptent leurs stratégies pour encaisser ce retour à la normale après des années 2021 et 2022 plutôt atypiques.

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