L’influence bénéfique de la nature sur notre santé mentale n’est plus à prouver. Plus particulièrement, le fait se mettre volontairement en contact avec la forêt favorise l’épanouissement de notre équilibre psychique. Les recherches allant dans ce sens se font de plus en plus nombreuses ; nous ne parlons pas là d’une pratique new age douteuse. Loin d’être un simple exutoire, cette pratique, baptisée « shinrin-yoku » au Japon, ou traduit littéralement « bain de forêt » connaît un engouement croissant à l’échelle planétaire.
La sylvothérapie, longtemps perçue comme une pseudoscience en raison de l’absence de résultats probants, est désormais prise au sérieux par la communauté scientifique et suscite un intérêt croissant parmi les professionnels de la santé.
Les effets positifs des bains de forêt
Le concept du shinrin-yoku a été popularisé au Japon dans les années 1980 et repose sur la conviction profonde que s’imprégner de l’atmosphère sylvestre peut métamorphoser notre état physique et mental. Dès 1982, l’archipel nippon a même initié une politique nationale visant à promouvoir cette pratique, dans l’espoir de contrecarrer l’épuisement professionnel.
Une recherche japonaise datant de 2009, publiée dans la revue Environmental Health and Preventive Medicine, mettait déjà en exergue les effets positifs de cette pratique. Une simple promenade en forêt suffisait à faire chuter la tension artérielle, à diminuer le taux de cortisol – hormone du stress émotionnel ou physique – et à apaiser le rythme cardiaque. Autre résultat intéressant : l’augmentation de l’activité du système nerveux parasympathique, un processus qui induit une relaxation accrue.
En 2017, un papier paru dans Nature va également dans ce sens. Celui-ci a démontré que l’exposition à des environnements naturels, en particulier les espaces verts urbains et les forêts, renforce l’intégrité de l’amygdale, suggérant que ces dernières pourraient avoir des effets bénéfiques sur cette structure cérébrale. Toutefois, la nature transversale de l’étude ne permet pas d’établir de lien causal, et il est possible que les individus ayant une meilleure intégrité structurelle de l’amygdale choisissent de vivre plus près des forêts.
Le simple fait de se promener dans un parc urbain aurait pareillement des effets positifs et tangibles sur l’humeur et le bien-être, c’est une étude parue en 2022 dans le journal Cities and Health qui l’a prouvé. Les résultats de celle-ci ont montré que la marche dans des espaces verts urbains améliorait l’humeur positive, augmentait la variabilité de la fréquence cardiaque (indiquant une réduction du stress physiologique) et diminuait le stress.
Une autre étude, datant de 2019 et publiée dans Current Directions in Psychological Science, a établi une corrélation entre l’exposition à la nature et une amélioration de la flexibilité cognitive, de la mémoire et de l’attention.
Des bienfaits pour les enfants
Les recherches sur l’impact du shinrin-yoku chez les plus jeunes, bien qu’encore embryonnaires, laissent entrevoir des perspectives fort encourageantes. Une étude récente, publiée en 2023 dans la revue Tech Science, a mis en évidence une amélioration notable chez les enfants souffrant de troubles psychiques et comportementaux, tels que la mélancolie, l’irritabilité et l’épuisement, après leur participation à des séances structurées d’immersion forestière.
Leela Magavi, psychiatre formée à la prestigieuse université Johns Hopkins, affirme avec conviction : « Passer du temps dans la nature et loin des écrans peut réinitialiser les rythmes circadiens des enfants et leur permettre de mieux dormir » La spécialiste ajoute : « Se retrouver en pleine nature avec un soignant ou des amis peut renforcer les connexions neuronales et améliorer la cognition, la productivité et les résultats scolaires […] En pratiquant la pleine conscience en plein air, les enfants améliorent la qualité du temps passé avec leurs proches et créent des liens et des souvenirs positifs ».
Comment pratiquer le bain de forêt ? Rien de vraiment compliqué, cela ne nécessite aucun savoir-faire. Premier conseil : s’éloigner de son téléphone ou faire en sorte que celui-ci ne puisse pas vous distraire pendant votre promenade. Ralentissez le rythme autant que possible et si vous le faites avec votre enfant, laissez-le aller à sa vitesse et calez-vous sur celle-ci. Demandez-lui ce qui se trouve autour de lui, ce qu’il sent ou entend. En d’autres termes : encouragez son expérience sensorielle, cela vous aidera aussi à faire de même.
- Les bains de forêt sont désormais soutenus par des recherches scientifiques qui ont démontré que ceux-ci favorisent le bien-être mental et physique.
- Des études montrent plusieurs bienfaits : réduction du stress, amélioration de la mémoire et renforcement de la santé cardiovasculaire.
- Pour les enfants, un contact avec la forêt est associé avec des améliorations notables en cognition, un meilleur sommeil et bien-être émotionnel
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ca prend en compte les gens qui ont peur en forêt ? Ceux qui sont allergiques à ce qui y vit (bêtes ou végétaux, y a que les tilleuls qui ne soient pas des arbres de forêt dans les 4 ou 5 dont le pollen m’est fatal, atchouooouuummmm !!!)