L’année 2023 a été la première marquant le retour de la production pour l’industrie automobile après trois ans très perturbés par la crise sanitaire. Mais malgré des usines qui tournent à plein régime, la France est encore loin d’atteindre des sommets en ce qui concerne les voitures électriques.
Dans un article sur le sujet, le média Challenges rapporte que seulement 120 000 voitures électriques ont été produites en France en 2023. Dans le même temps, ce sont plus de 300 000 modèles qui ont été immatriculés. Démontrant que la grande majorité des voitures électriques qui circulent dans l’hexagone n’ont rien de française.
Dans le détail, ce sont, presque logiquement, les deux cadors de l’automobile français qui produisent le plus sur le territoire. Renault a fabriqué 77 600 véhicules, tandis que le groupe Stellantis fleurent avec les 40 000 voitures électriques fabriquées en France (en grande majorité des Opel Moka).
Peugeot et Citroën, les mauvaises élèves ?
Pour expliquer ce manque criant de production de voitures électriques en France, nul besoin d’aller regarde de l’autre côté du monde. La réponse se trouve à nos frontières, en Espagne ou en Slovaquie. C’est dans ces pays, où la main d’œuvre coûte moins cher, que Peugeot et Citroën ont décidé de délocaliser une immense partie de leur production.
Dans une autre mesure, le constructeur Dacia a décidé de délocaliser la production des Spring, son modèle de voiture électrique en Chine. En allant dans ce pays et en réduisant ainsi les coûts autant que possible, Dacia a fièrement annoncé lors de la présentation de la version 2024 du modèle qu’il s’agissait de la “voiture électrique la moins chère de France”.
Produire français, un défi de taille
Afin de pénaliser les voitures venues du bout du monde, notamment des marques chinoises, le gouvernement français a lancé en fin d’année dernière un nouveau barème pour le calcul de son bonus écologique. Ce dernier stipule que les voitures électriques éligibles doivent être produites en France ou dans l’Union européenne. La Dacia Spring est donc, de ce fait, exclue de ce nouveau bonus écologique.
Si cette nouvelle méthode de calcul devrait permettre de ralentir l’arrivée des marques chinoises sur le marché français, elle ne règle toujours pas la question de la production sur le territoire. En effet, Peugeot et Citroën, en construisant leurs voitures en Espagne et en Slovaquie, ne sont nullement pénalisés par rapport à Renault qui produit ses Megane E-tech en France.
L’hybride, la solution providentielle
L’absence d’une production forte de voitures électriques en France entraîne une croissance des ventes plus basses que dans d’autres pays. L’hexagone se retrouve dans une situation similaire à celle de l’Allemagne, avec des ventes de voitures électriques plus basses que prévu et des solutions alternatives qui se développent.
De l’autre côté du Rhin, les constructeurs misent beaucoup sur les carburants de synthèse. En France, ce sont plutôt les voitures hybrides qui ont la cote. Pour la première fois dans l’histoire de l’automobile, le nombre de voitures hybrides neuves vendues sur une année a dépassé celui des thermiques en 2023.
Une démonstration de puissance pour les voitures hybrides qui sont les grandes gagnantes de cette adoption (trop?) longue de la voiture électrique.
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Si les écolos étaient moins dangereux ( ils passent leur temps à idéaliser le monde et par conséquent porter préjudice) , on ne serait pas dans cette situation où des milliards ont été dilapidé dans une technologie sans avenir.
C’est juste qu’à utilisation équivalente une hybride est plus pratique qu’une électrique (autonomie, temps de chargement, facilité pour trouver une pompe) pour qui veut mettre un pied dans les électrons (justement depuis samedi, on a acheté une hybride)
Le marché électrique est mûr en ville (petite autonomie) sauf que le prix est encore trop élevé malgré les différentes aides et que cela ne marche que si on peut charger chez soi, donc les banlieues sont exclues et par le prix et par les bornes.
Donc en dehors des convaincus déjà équipés (ou rééquipés), le pas à franchir pour les tièdes est encore trop important et les sceptiques n’ont toujours pas d’intérêt à la chose et les chiffres s’en ressentent