Entre l’avènement des plateformes de streaming comme Netflix, Disney+ ou encore Prime Video, les conséquences de la pandémie de Covid-19 et l’augmentation du prix du ticket de cinéma, les salles obscures ne séduisent plus autant qu’auparavant. Alors forcément, les studios font tout leur possible pour faire revenir les amateurs dans les cinémas. Ainsi, tout est bon pour susciter l’intérêt des spectateurs.
Malheureusement, en voulant bien faire, Hollywood fait plutôt l’inverse. Alors que l’industrie espère réaliser des actions marketing fortes et des bandes-annonces qui donnent envie de se déplacer dans le cinéma le plus proche de chez nous, on assiste à un martèlement affligeant avant même la sortie des films et des bandes-annonces de plus en plus révélatrices… Ce qui nous réussit plutôt à nous couper l’envie.
Quand trop, c’est trop
Il n’y a qu’à prendre l’exemple d’Oppenheimer. Le nouveau long métrage de Christopher Nolan est attendu dans les salles de cinéma dès le 19 juillet 2023. Pourtant, depuis plusieurs semaines, des citations du réalisateur pullulent sur la toile. À chaque interview, Christopher Nolan nous vend un film extraordinaire, hors du commun, repoussant les limites.
Bien que nous ayons envie de voir cette nouvelle œuvre, ce tambourinage constant nous fait pousser un (long) soupir. Nous n’avions pas besoin d’être convaincus. Au contraire, cette overdose suscite chez de nombreux spectateurs un ras-le-bol non dissimulé. Surtout que nous commençons à nous demander s’il n’y a pas quelque chose à compenser derrière tout ce remue-ménage.
De même, la campagne marketing pour le film Barbie commence à taper sur le système de nombreux spectateurs. Oui, nous avons hâte de découvrir le nouveau long métrage de Greta Gerwig avec Margot Robbie et Ryan Gosling, mais Hollywood n’en fait-il pas trop ?
À force d’en faire des caisses, les spectateurs risquent d’être déçus. Quand on nous promet monts et merveilles, il y a plutôt intérêt à ce que le film soit à la hauteur. Malheureusement, rien ne peut satisfaire pleinement un spectateur que l’on a poussé à avoir des attentes inatteignables. Vous le savez sûrement : quand nous n’avons pas (ou peu) d’attentes, il y a moins de risque d’être déçu. Mieux, il y a de fortes probabilités que nous ayons une bonne surprise ! Le milieu du cinéma n’est, évidemment, pas une exception. En effet, aller voir un film sur lequel nous ne savons (presque) rien est l’un de ces petits bonheurs du quotidien. Bonheur décuplé quand le long métrage s’avère très bon !
D’autant que ce martèlement vient faire le même effet qu’un trop gros engouement une fois le film, la série ou même le livre sorti. Nous l’avons bien vu avec Squid Game. C’est la même chose que lorsqu’on vous demande de faire quelque chose alors que, justement, vous vous apprêtiez à le faire. Sauf que maintenant, vous n’en avez plus envie. Ah, l’esprit de contradiction. Oui, nous voulons aller voir Oppenheimer ou Barbie. Mais arrêtez de nous mettre le couteau sous la gorge.
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C’était mieux avant ?
Aujourd’hui, de plus en plus de personnes affirment ne plus regarder les bandes-annonces des films attendus. Même lorsqu’il est question d’un long métrage qu’elles ont hâte de découvrir. Cela se comprend : depuis plusieurs années, les bandes-annonces ont tendance à vouloir à tout prix nous séduire et nous convaincre. Si bien qu’elles sont de plus en plus longues et n’hésitent pas à montrer toutes leurs cartes. Quitte à oublier de nous laisser une part de mystère primordiale. Nous sommes loin de la fonction première de la bande-annonce qui est de susciter notre curiosité.
Alors qu’un nombre croissant de bandes-annonces dépasse les deux minutes, avec une mention spéciale pour le nouvel aperçu de Dune 2 qui affiche plus de 3 minutes sur YouTube, Hollywood devrait assurément revoir sa stratégie. Car à ce rythme-là, les salles obscures vont continuer à souffrir. Réussir à susciter l’intérêt sans en dire trop est un équilibre complexe à trouver mais cela est loin d’être impossible.
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Bien dit, bien écrit. le marketing, la pub, leurs campagnes en particulier (forcing à outrance sur tous les médias) nous saoulent littéralement. (Marketing modéré + Bouche à oreille) > Marketing Pharaonique. Perso le contre-effet d’une campagne publicitaire outrancière par sa taille, son insistance est de me dégoûter du produit au point de créer un réflexe pavlovien : en ville je vois le sigle, la boite, le produit d’une entreprise qui m’aura gonflé des heures durant que je change de trottoir, de magasin, de produit. Trop c’est trop, en effet.
Pour ce qui est des salles de cinéma je me renseigne sur la durée du couple pub + promos précédant le début de la séance afin de ne pénétrer la salle qu’au plus près du début effectif du film. Payer une place pour endurer 25 minutes de pubs/promos, pas pour moi. J’oubliais : moins fort le son, on n’est pas sourd ni au pays de l’Oncle Sam lequel vous noie une côte de bœuf sous une montagne de Ketchup, accompagne une brioche d’un Coca, remasterise une douce mélodie à coups de boum-boum intempestifs … j’aime les States mais ne suis ni aveugle ni… sourd.
Moi je vais au cinéma justement pour le son,qu’il m’est impossible d’écouter au niveau désiré dans mon petit 4 et demie et par respect pour mes voisins
ça fait des années que je ne regarde plus les bandes annonces! non seulement c’est du temps perdu si on va voir le film ensuite, mais de plus toutes les surprises sont dévoilées dedans… Regardez netflix au cinéma pendant les bandes annonces! Vous n’avez pas payé pour vous taper de la pub…