L’Italie vote une « taxe Google » ou plutôt une taxe anti-Google

L’Italie a voté de nouvelles dispositions dont le but sera d’exiger une plus grande contribution financière de la part de géants du web comme Google.

Les parlementaires italiens ont voté ce qu’on surnomme la « taxe Google ». Celle-ci entrera en vigueur à partir du 1er Janvier 2014. Selon nos confrères du Figaro, cette nouvelle mesure oblige les géants du web (principalement Google) à vendre les espaces publicitaires via des intermédiaires. Et ceux-ci doivent être locaux, donc imposés localement.

L’objectif est que les services web puissent rapporter plus de recettes fiscales à l’Etat italien. En effet, de nombreux services ont recours à des techniques d’optimisation qui leur permettent d’être le moins imposé possible dans les pays d’accueil, au profit de ceux à la fiscalité plus clémente. Par exemple, toujours d’après le quotidien français, la plupart des personnes utilisant le réseau Google AdWords reçoivent des factures du siège européen de Google, qui se trouve en Irlande.

Les initiateurs du projet espèrent que cette nouvelle mesure puisse apporter quelques 100 à 150 millions d’euros en plus.

En Italie, les avis sont partagés en ce qui concerne cette nouvelle mesure. Bien évidemment, il y a ceux qui peuvent se réjouir en entendant que l’Etat pourra donc s’enrichir un peu plus. Mais il y a aussi ceux qui s’inquiètent des éventuelles retombées négatives de cette mesure. En effet, ces règles peu clémentes peuvent facilement repousser les entreprises étrangères, ce qui ne pourra être que nuisible à l’économie locale. Les sites de commerce en ligne ont également failli être concernés. Mais face aux critiques de la Commission européenne, la commission des finances du parlement italien aurait modifié le texte.

Il y a quelques mois, la France avait aussi voulu proposer sa « taxe Google ». La raison est toujours la même : des géants du web, majoritairement américains, qui amasseraient une grosse fortune mais qui paieraient une misère en impôts. Et comme en Italie, de nombreux médias ont évoqué les éventuelles retombées négatives que cette mesure pourrait avoir sur l’économie numérique française. Le débat est temporairement clos puisque lors d’une intervention, le ministre de l’économie s’était engagé à ne pas mettre cette taxe du numérique en place en 2014. En 2015 ? Peut-être.

Il y a quelques jours, l’agence web VRDCI avait publié les résultats de son étude du réseau Google AdWord en France. D’après les estimations de celle-ci « Le Chiffre d’Affaire quotidien Adwords en France est estimé à 2,68 millions d’euros ».

(Source : Le Figaro)

Image : Pixabay


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