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L’UE enquête sur les voitures électriques chinoises, Pékin répond

Lors de son discours devant le Parlement européen, Ursula von der Leyen annonce une enquête antisubventions visant les voitures électriques provenant de Chine.

  • La Commission européenne enquête sur les subventions chinoises sur le marché des voitures électriques
  • La présidente de la Commission pointe du doigt des prix artificiellement bas qui faussent le marché
  • Pékin a déjà réagi, accusant l’Europe de protectionnisme

L’Union européenne va-t-elle sévir contre les voitures électriques chinoises ? Lors de son discours sur l’état de l’Union 2023, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a annoncé l’ouverture d’une enquête antisubventions sur les véhicules électriques en provenance de Chine. Une enquête qui, selon les explications de Reuters, pourrait amener l’Europe à imposer des droits de douane supérieurs au taux de 10 %.

Lors de son discours, la présidente de la Commission européenne a pointé du doigt les voitures électriques dont les prix sont “maintenus artificiellement bas” via les subventions et qui inondent les marchés mondiaux. “Cela fausse notre marché. De même que nous ne l’acceptons pas en notre sein, nous ne l’acceptons pas venant de l’extérieur”, a-t-elle également déclaré. Elle a par ailleurs cité l’exemple de l’industrie solaire européen qui “avait pâti des pratiques commerciales déloyales de la Chine.”

La réponse de Pékin

Suite à cette annonce, Pékin a déjà réagi. Selon Reuters, le ministère chinois du Commerce a qualifié l’enquête d’acte de “protectionnisme pur et simple”. Les autorités chinoises ont par ailleurs déclaré que cette enquête “perturbera et faussera gravement l’industrie automobile mondiale et la chaîne d’approvisionnement, y compris celle de l’UE, et aura un impact négatif sur les relations économiques et commerciales entre la Chine et l’UE.” De plus, le ministère indique que la Chine suivra de près cette enquête, ainsi que les actions qui seront menées, et “protégera fermement les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises.”

De son côté, l’Europe adopte une position modérée vis-à-vis de la Chine. Lors de son discours, Ursula von der Leyen a expliqué que tout en défendant son marché, l’Union européenne maintient une ligne de communication avec Pékin, afin de coopérer sur d’autres sujets. “Réduction des risques, pas découplage – ce sera mon approche envers les dirigeants chinois lors du sommet UE-Chine qui se tiendra plus tard cette année”, a-t-elle déclaré.

Alors qu’on ne sait pas encore quelles actions l’UE pourrait mener pour protéger ses constructeurs. Mercredi, les actions des marques chinoises BYD, Geely Auto, ou encore Nio, cotées à Hong Kong, ont clôturé en légère baisse. Aujourd’hui, 8 % des voitures électriques vendues dans l’Union européenne proviendraient de Chine. Mais cette part pourrait monter à 15 % d’ici 2025.

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