Le marché du livre électronique est en baisse, contrairement à celui du livre papier

Si vous êtes un grand lecteur et que pour vous rien n’est plus agréable que l’odeur d’un bon vieux livre, vous allez être heureux d’apprendre que le livre est loin d’avoir dit son dernier mot face aux livres numériques.

Google Book peut se démocratiser

Shutterstock

Il y a quelques années beaucoup prédisaient la fin du livre papier, après l’arrivée des e-Books, mais les lecteurs ne semblent pas s’y tromper et préfèrent les sensations procurées par un livre. Une récente étude sur les ventes en 2016 montre une tendance qui s’est amorcée depuis de nombreux trimestres : les ventes de livres numériques sont en baisse.

Les ventes de livres numériques sont en baisses

Les ventes d’e-Books n’en finissent plus de dégringoler au Royaume-Uni ou aux États-Unis. En France, on note une légère hausse, même si depuis l’apparition des livres électroniques, les français n’ont jamais trop été de grands fans de ce style de lecture. Dans l’hexagone, seuls 11v% des français lisent régulièrement des livres numériques et les formats électroniques ne représentent que 2,5 % du chiffre d’affaires global de l’industrie du livre.

D’après une étude de la Publishers Association, au Royaume-Uni les ventes d’e-Books ont plongé de 17v% en 2016 alors que les livres physiques ont progressé de 7 %. Même son de cloches aux Etats-Unis où les ventes de livres électroniques ont chuté de 18,7 %, alors que les ventes de livres papier progressent de 7,5 %.

Les livres papier bénéficiant des meilleurs rendements en termes de ventes sont les livres pour enfants et les livres de cuisine. Il est en effet difficile d’imaginer offrir ce genre de cadeaux sous la forme d’un e-book. Les lecteurs aiment également la sensation du papier, les odeurs, etc. Le livre est également un objet que l’on aime conserver dans une bibliothèque, alors qu’un livre numérique est assez impersonnel pour un grand nombre de personnes, sans âme, sans contact physique.

De plus, un grand nombre d’internautes estiment passer trop de temps devant des écrans au travail, à la maison, avec leur smartphone, ce qui les conduit à une surdose, voire une overdose. Ces derniers ressentent le besoin de se désintoxiquer avec des plaisirs simples dont la lecture d’un bon livre fait justement partie.

Source


Nos dernières vidéos

7 commentaires

  1. Sébastien on

    C’est en partie la Kindle qui a tout foutu en l’air. Avec son format propriétaire, trop fermé, la liseuse d’Amazon est certes pas chère, mais ne va pas assez loin dans la lecture d’ebook. Malheureusement, elle a su convaincre une grosse part de marché. Une régression technologue flagrante par rapport aux excellents produits de Sony, malheureusement disparus de la circulation, et qui avaient largement participé à la démocratisation de l’ebook…

  2. Et il ne faut pas oublier l’immense bêtise d’essayer de nous vendre des livres électroniques au même prix, voire à un prix supérieur, que des livres papiers…

    • Je suis d’accord pour dire qu’il y a sans doute un soucis de ce côté, mais de l’autre, le prix unique du livre en France, ça me plaît bien aussi. Je ne sais pas s’il resterait encore beaucoup de librairies indépendantes sans cela.

  3. Peut-être qu’avant tout ça il faudrait repenser la manière de produire l’ebook, en faire un objet numérique nouveau, à part entière, pas un sous-produit de l’édition papier comme c’est la plupart du temps le cas.

  4. La sensation de lecture sur un livre électronique n’a rien à voir avec celle d’un écran, donc je ne suis pas sûre que l’explication soit à chercher de ce côté-là ; mais en effet, quand on voit que les livres sont au même prix voire à un prix supérieur, et qu’il faut en plus payer l’objet de base… Ca décourage.
    Au minimum, le coût de l’impression devrait être répercuté sur le prix de l’ebook !

  5. Pour parler des livres, ç’aurait été bien de ne pas faire de fautes. Trop de « s » partout où il n’y a pas lieu (en baisse, un livre, sans âme, un e-book, etc.), les Français et pas français, De plus, un intertitre se place avant le paragraphe d’où il est extrait, pas après.
    Dommage, le fond y est et j’aurais aimé partager cet article.

Répondre