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Midterms : c’est quoi la « vague bleue » qui va fortement gêner Donald Trump pour ses deux dernières années de mandat ?

Les élections de mi-mandat sont un revers cinglant pour le président américain. Son parti perd la Chambre des représentants, mais aussi le Sénat.

Donald Trump peut trembler. C’est un véritable raz-de-marée bleu qui s’est concrétisé dans les urnes outre-Atlantique. Les démocrates ont en effet réussi leur pari en s’emparant simultanément de la Chambre des représentants et du Sénat. Quand le premier détient le pouvoir budgétaire, le contrôle des commissions d’enquête et le droit d’initier une procédure de destitution du présent, le second valide les lois, confirme la nomination des ministres, des ambassadeurs et des juges fédéraux.

Le Texas est très certainement l’emblème de ces élections de mi-mandat sous haute tension. Dans cet État historiquement verrouillé par les Républicains, qui y régnaient sans partage sur les scrutins locaux depuis plus de trente ans, la candidate démocrate Gina Hinojosa ressort vainqueur. Un message extrêmement fort, alors que la région est désormais considérée comme un paradis pour les géants de la tech et notamment Elon Musk.

C’est un revers cuisant pour l’homme le plus riche du monde, qui a dépensé plus de 400 millions de dollars dans la campagne afin de maintenir les républicains au pouvoir. « J’imagine que mes lasers spatiaux d’ingérence électorale n’ont pas fonctionné cette fois-ci », a-t-il ironisé.

L’étau se resserre sur Trump

C’est une défaite claire pour Donald Trump, qui va marquer la fin brutale de l’époque à laquelle il détenait une marge de manœuvre colossale. Car s’il conserve son fauteuil à la Maison-Blanche, il perd le Congrès complaisant qui lui facilitait la tâche dans ses décisions.

Les démocrates s’emparent de tous les pouvoirs et il y en a un qui se démarque par-dessus tout : le pouvoir d’investigation. Dès le mois de janvier, les commissions d’enquête parlementaire devraient ainsi se multiplier pour fouiller dans les dossiers sensibles de l’administration.

Et les sujets ne manquent pas : la gestion contestée des vagues d’expulsion de la police de l’immigration, l’ICE, la flambée du coût de la vie sur fond d’inflation, les retombées financières de la guerre en Iran ou encore les affaires familiales et l’empire crypto du clan Trump.

En parallèle, le Sénat s’opposera aux nominations de juges fédéraux conservateurs, et devrait faire planer la menace de la destitution si le bras de fer venait à s’envenimer.

La réaction du président

Trump semble bien conscient que le vent a tourné. Interrogé au téléphone dans la foulée par le média Politico, le président américain a tenté de dédramatiser la situation : « J’ai le droit de poser mon veto sur absolument tout. C’est le pouvoir ultime ».

Il s’est ensuite montré étonnamment pragmatique, affirmant son refus de sombrer dans une paralysie stérile : « Je ne veux pas rester assis là pendant deux ans à me contenter de poser des vetos. Nous voulons aussi voir des choses s’accomplir », a-t-il assuré. Mais le son de cloche n’est pas le même sur Truth Social, où le président enchaîne les posts, visiblement furieux de l’issue de ces élections historiques. Car le message est clair : les Américains ne sont absolument pas satisfaits de sa politique.

  • Les Démocrates ont remporté un raz-de-marée historique lors des élections de mi-mandat en s’emparant à la fois de la Chambre des représentants et du Sénat.
  • Donald Trump perd ainsi sa majorité au Congrès, ce qui laissera place à des commissions d’enquête musclées et à un blocage de ses nominations.
  • Malgré ce revers, le président rappelle qu’il a le « pouvoir de veto » ultime.

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