Quand on pense à la NASA, on rêve d’espace de mondes lointains et de planètes inconnues. On pense aussi aux missions Apollo, dans les années 60 et 70. Les premières à avoir amené un homme sur la Lune. Mais bien que moins connues du grand public, les missions martiennes de la NASA sont tout aussi impressionnantes.
S’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait sans doute Curiosity. La sonde américaine sillonne notre voisine rouge depuis 13 ans déjà, sans montrer le moindre signe de fatigue. Car à l’origine, Curiosity ne devait travailler sur Mars que 24 mois. 11 ans après la fin « officielle » de sa mission, on peut dire que les plans ont changé.
Pourquoi Curiosity est-il sur Mars ?
Se rendre sur Mars est déjà un exploit technologique immense, y déposer un rover aussi, mais pourquoi la NASA se donne tant de mal pour étudier une boule de roche rouge ? Avec Curiosity, l’agence spatiale américaine essaye surtout de répondre à une question fondamentale : Mars a-t-elle pu abriter la vie par le passé ?
Si aujourd’hui nous avons de bonnes raisons de croire que la vie s’est développée sur Mars, il nous manque encore la preuve formelle de cette existence passée. C’est après cette preuve que court Curiosity depuis plus d’une décennie.
En 13 ans, Curiosity a découvert de nombreuses choses passionnantes. Le rover a notamment mis la main sur des particules organiques, dans le sol et l’atmosphère martienne. Il a également détecté des concentrations « anormales » de méthane. Or ce gaz n’est produit sur Terre que par des espèces vivantes. Si c’est aussi le cas sur Mars, cela serait une preuve de l’existence de la vie sur notre voisine.
Comment faire fonctionner un rover ?
À plus de 200 millions de kilomètres de la Terre, le rover Curiosity est livré à lui-même. Il se déplace en fonction de commandes données sur Terre une dizaine de minutes plus tôt (le temps que l’information circule dans le vide de l’espace).
Pour qu’il fonctionne au mieux, même après 13 ans d’existence, la NASA a pris quelques précautions. L’agence spatiale américaine est très attentive à son niveau de batterie. Cette dernière est composée de granulés de plutonium en décomposition. Mais cette ressource est limitée.
Alors la NASA s’active pour ne pas perdre la moindre seconde. Alors qu’un rover martien réalise généralement une action après l’autre, ce n’est plus le cas de Curiosity. Afin d’optimiser la gestion de ses batteries, il communique avec la Terre en même temps qu’il se déplace ou réalise une autre action.
Plus ses tâches du jour sont terminées rapidement, plus le rover peut passer en mode « sommeil », avec une consommation électrique proche de zéro. Là, les panneaux solaires prennent le relais et rechargent les batteries de l’appareil. Le lendemain matin, cette même course contre la montre recommence.
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