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« Nous sommes hyper légitimes » : le plan de Citroën pour reconquérir le marché de l’automobile

Passer de 3% à 5% de part de marché en Europe : voilà le défi que se lance Citroën. Une mission loin d’être facile alors que le constructeur est passé de 10,6% à 6,5% en France, son principal marché. Mais le nouveau PDG Xavier Chardon a un plan.

“Citroën c’est un phénix”. Voilà comment Xavier Chardon, nouveau PDG de la marque au chevron, qualifie son entreprise. Et l’heure est venue de renaître de ses cendres. Car la situation de Citroën est loin d’être au beau fixe. En Europe, sa part de marché n’est que de 3%. En France, son principal marché, le constructeur a vu sa part de marché s’effondrer de 10,6 à 6,5% entre 2019 et 2024.

La situation macroéconomique ne lui donne pas beaucoup de perspectives. Pour conquérir le public, Citroën compte s’appuyer sur des valeurs sûres : des modèles iconiques (comme les vieilles DS, BX ou Xantia exposées dans les rues de Rennes ce samedi à l’occasion d’un évènement autour de la marque) mais surtout des prix attractifs. “Sur toute notre gamme, nous allons en donner davantage pour un prix accessible” explique Xavier Chardon aux Echos.

“La gamme la plus récente du marché”

Pour que son plan se déroule parfaitement, le PDG de Citroën compte d’abord s’appuyer sur ce qui fonctionne. “Nous avons la gamme la plus récente du marché” déclare-t-il. En effet, il peut s’appuyer sur l’excellent accueil réservé aux C3, C3 Aircross (version allongée) ou encore la dernière C4 restylée pour toucher le grand public. Le C5 Aircross, lui, peut répondre aux attentes des entreprises qui cherchent à renouveler leurs flottes.

L’idée de Citroën consiste à proposer plus grand et mieux équipé pour moins cher. Un pari audacieux qui aura forcément un impact sur les sacro-saintes marges vénérées par l’ex-PDG Carlos Tavares. Le Citroën de l’ère Xavier Chardon se veut donc plus compétitif. A-t-il vraiment le choix, alors que le marché s’effondre et que les constructeurs chinois dévorent les parts de marché ?

Un modèle électrique abordable

Comme la plupart des constructeurs, Citroën rêve de proposer une voiture électrique suffisamment abordable pour devenir populaire. Elle a déjà un peu réalisé ce rêve avec l’ë-C3, sa citadine 100% électrique proposée à partir de 15 000 euros avec bonus écologique. Son seul défaut : l’autonomie qui plafonne à 200 km. Trop peu pour répondre complètement aux exigences du grand public.

Citroën a donc deux solutions. Elle peut, comme Renault, envisager de se tourner vers des batteries LFP (Lithium-Fer-Phosphate) plutôt que les NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt). Préférées par les constructeurs chinois, ces batteries réduisent jusqu’à 60% les coûts de production. On peut donc imaginer des véhicules plus spacieux avec une autonomie conséquente vendus à des tarifs plus abordables.

Seconde hypothèse : Citroën s’inspire de Renault (encore lui) qui ressucite sa Twingo en version électrique, à un tarif que l’on annonce en dessous des 20 000 euros (hors bonus). Ce scénario semble séduire davantage le PDG de Citroën, qui montrerait patte blanche à la Commission européenne, désireuse de relancer ce marché des petites citadines. “Nous vendions il n’y a pas si longtemps la Citroën C1, qui fut un grand succès, nous sommes donc hyper légitimes pour répondre à l’appel de la Commission europénne à lancer une ‘E-Car'”, déclare-t-il. Bientôt une ë-C1 chez Citroën ?

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