Honnêtement, ce n’est sûrement pas son style qui vous fera craquer. Banal au possible, le BYD Atto 2 ne prend absolument aucun risque. L’ami Hadrien l’a déjà essayé à deux reprises en version électrique et ce nouveau modèle hybride rechargeable ne change pas la donne. C’est discret jusqu’à en être fade. Le décor est fixé : certains apprécieront, d’autres pas. Qu’importe, c’est sur la fiche technique que le chinois se démarque nettement de ses contemporains.
Jusqu’à 90 km d’autonomie électrique pour moins de 30 000 €
L’Atto 2 DM-i ouvre sa gamme à 26 990 € en version Active. On disposera alors d’une batterie de 7,8 kWh donnant une autonomie de 40 km en électrique. L’ensemble produit 166 ch. Notre version Boost monte à 29 990 €. Avec 18 kWh, la pile fait plus que doubler en capacité et il en est de même concernant le rayon d’action avec 90 km possibles sans réveiller le bloc essence La puissance cumulée passe à 212 ch. Vu le prix, c’est sacrément bien placé. BYD a-t-il rogné sur le reste pour sauver ses marges ?
Pas vraiment, et cela tient justement de l’énigme. L’habitacle présente bien avec des matériaux de bonne qualité correctement arrimés entre eux. C’est sérieux, à défaut d’être original, là encore. Un écran tactile de 12,8 pouces jonche le tableau de bord. Correctement animée et regorgeant de fonctionnalités, cette dalle marque un joli progrès en remplaçant le perfectible GPS maison par Google Maps.
Habitabilité : un vrai sens de l’accueil pour voyager à cinq
L’ergonomie est en revanche moins évidente avec des menus réclamant un petit temps d’adaptation. Les commandes physiques manquent, notamment pour la ventilation et les aides à la conduite. L’instrumentation de 8,8 pouces convoque trop d’informations en même temps, mais la vitesse reste indiquée en gros au centre. Nous voilà rassurés ! Bon point concernant le confort d’assise à l’avant comme à l’arrière avec des sièges moelleux.
L’espace ne manque pas non plus grâce à la garde au toit plus que généreuse. Le dégagement pour les jambes ne cause pas d’ennuis, alors que le plancher est parfaitement plat. Voyager à cinq ne sera donc pas une galère, même si le passager central arrière devra composer avec un dossier plus raide. Et n’allez pas croire que tout a été pensé au détriment du coffre : avec 425 litres, ce dernier fait bonne figure dans un hybride rechargeable de 4,33 mètres.
Au volant : sobriété maximale mais moteur bruyant en charge
Si l’ordinateur de bord opère un calcul incompréhensible en affichant « 0,9 kWh/100 km + 5,0 l/100 km = 5,3 l/100 km », le roulage en électrique est conséquent sur notre essai totalisant une centaine de kilomètres en mixte. Les 90 km d’autonomie revendiqués par BYD nous paraissent atteignables, à condition d’y aller mollo avec l’accélérateur. Sur long trajet, le mode Hybride optimise la consommation plus que les performances. Ce n’est pas un reproche, c’est le contrat.
Le bloc de 1.5 l manque par contre de discrétion en pleine charge. S’il est causant à l’accélération, cela s’améliore à vitesse stabilisée, où le vent vient surtout frapper le pare-brise assez vertical. Pour profiter d’une quiétude maximale, il faudra donc recharger régulièrement le véhicule comme tout hybride rechargeable. Avec une puissance maximale de 6,6 kW, le chargeur embarqué peut revigorer l’entièreté de la batterie en 3 heures. Raisonnable.
Confort : un amortissement étonnamment ferme pour une BYD
Côté conduite, l’Atto 2 DM-i est monté sur des suspensions assez fermes permettant de contenir le roulis. Forcément, le confort montre une petite raideur sur mauvais revêtement. Les assises moelleuses décrites précédemment compensent un peu sans pour autant corriger le tout. Est-ce que cela invite à une conduite dynamique ? Pas réellement, car les sièges manquent cruellement de maintien latéral, déjà.
Ensuite, la direction impose une consistance faiblarde en privilégiant la légèreté. Cela n’incite donc pas à attaquer, d’autant plus que la position de conduite est critiquable, avec un volant aux réglages limités. De toute manière, l’Atto 2 DM-i n’a aucune velléité sportive, vous en conviendrez. Dans ce qui compte vraiment, on notera le freinage, qui demeure facile à doser en toutes circonstances. La régénération est par ailleurs réglable sur plusieurs niveaux.
C’est nettement mieux en ville, où le chinois fait valoir son gabarit compact et sa silhouette cubique minimisant les angles morts. La visibilité périphérique fait partie de ses points forts et si cela ne suffisait pas, la caméra 360° d’excellente facture rassurera encore. Dommage seulement que l’amortissement soit inutilement dur ! Pourquoi avoir choisi ce réglage quand les autres modèles de la marque se distinguent par une souplesse exemplaire ?
Générosité chinoise : un équipement ultra-complet dès l’entrée de gamme
Ce qui reste de famille, c’est l’équipement, riche à souhait. L’Atto 2 DM-i à 26 990 € embarque déjà le doublon d’écrans, les radars et la caméra de recul, la climatisation automatique, les feux à LED et les jantes de 16 pouces. Notre modèle haut de gamme à 29 990 € ajoute le toit panoramique, les jantes de 18 pouces, les sièges avant et le volant chauffants, la sellerie en similicuir, la caméra 360°, le régulateur de vitesse adaptatif ou encore le siège conducteur électrique.
À ce prix, le BYD Atto 2 DM-i n’a pas de concurrence. Citroën propose bien un C3 Aircross à 26 600 €, mais sa micro-hybridation est incomparable à l’hybridation rechargeable du chinois. Renault s’en approche avec le Symbioz full-hybride. Malheureusement, le français est nettement plus cher à 34 400 € minimum. Seul le Leapmotor B10 e-Hybrid aurait ses chances, mais ses prix demeurent encore inconnus. Retenez donc que l’Atto 2 DM-i est une affaire.
Notre avis sur le BYD Atto 2 DM-i
Le BYD Atto 2 DM-i manque de caractère, raison pour laquelle il ne sera pas mon premier choix. Il restera néanmoins une valeur sûre pour qui cherche un hybride rechargeable à prix cassé. Mieux, sa solide autonomie électrique permet de vagabonder librement alors que praticité et équipement sont au niveau. J’aurais tout de même préféré un meilleur dynamisme, un amortissement plus doux et un bloc essence faisant moins ses manières. Vu le tarif de l’engin, je lui ferai pardon.
Et vous, seriez-vous prêt à craquer pour ce BYD Atto 2 à moins de 27 000 €, ou préférez-vous faire confiance aux marques européennes malgré des tarifs plus élevés ? Donnez-nous votre avis dans les commentaires !

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

















