La Terre vient de connaître en 2023 l’année la plus chaude de son histoire. Au cours de la dernière décennie, sept années ont été parmi les 10 plus chaudes de tous les temps. Face à cette réalité, le dernier rapport du GIEC mentionne une “urgence climatique” qui ne semble pas trouver d’écho dans le monde politique.
Malgré la signature d’un traité sur la fin du charbon dans le monde lors de la dernière édition de la COP 28, à Dubaï, les efforts à fournir sont encore nombreux. Heureusement, des dizaines de solutions existent, aussi bien sur Terre, que dans l’espace.
Un parasol en orbite
En effet, notre orbite pourrait très bientôt accueillir un essai de petits satellites. En se plaçant ainsi entre l’astre du jour et notre planète, ils couperaient une partie des rayons du Soleil. Si cette idée peut paraître fantaisiste, elle est en train de doucement s’infuser dans le monde scientifique comme une solution “raisonnable” pour lutter contre le réchauffement climatique.
Dans une étude parue sur le sujet, le chercheur Istvan Szapudi, qui travaille au centre d’astronomie de l’Université d’Hawaï, explique qu’il ne serait pas nécessaire de couvrir la totalité des rayons du Soleil. La création d’une ombre de 2% serait déjà suffisante pour réduire le réchauffement climatique de 1,5°C. En d’autres termes, il serait encore possible de revenir au point de départ, avant la révolution industrielle.
Comment mener à bien une telle mission
Néanmoins, le lancement d’un tel projet pose de nombreuses questions. En effet, en fonction de la position du parasol spatial, certaines parties du monde pourraient être plus ou moins impactées par son ombre. Une autre donnée, très importante, est à prendre en compte, le financement d’une telle misson.
Pour couvrir 2% des rayons du Soleil, en plaçant le parasol sur le point Lagrange L2 (un endroit du système solaire où les forces gravitationnelles s’équilibrent, ce qui permet de rester statique), il faudrait dépenser plusieurs milliards de dollars.
Aucune société privée ne serait prête à mener une telle mission, surtout que la mise en place d’un tel parasol géant ne présente aucune source de rentabilité. Il faudrait donc qu’une agence gouvernementale comme la NASA accepte de piocher dans son budget pour mener une telle mission.
Afin de les convaincre du potentiel d’un parasol spatial, une équipe de scientifique israélien dirigée par le chercheur Yoram Rozen a prévu de mener une mission de démonstration à moindre coût dans quelques mois. Il est ainsi prévu d’envoyer un parasol spatial carré de 30 mètres de côté pour 100 à 200 millions de dollars.
Selon les calculs du docteur Rozen, pour couper 2% des rayons du Soleil comme le suggère Istvan Szapudi dans son étude, il faudrait construire un parasol de 1,6 million de kilomètres de côté. La structure serait alors aussi grande que l’Argentine et pèserait 2,5 millions de tonnes (5 fois le Burj Khalifa).
Quand on sait que la fusée SLS, qui est aujourd’hui l’une des plus puissantes au monde, ne peut placer que 81 tonnes de charge utile par lancement, notre technologie semble encore loin du compte.
Cacher la misère
Mais le retard technologique de l’humanité pour mettre en place un tel système n’est pas le seul frein à l’idée d’un parasol spatial. En effet, les scientifiques, notamment les climatologues, craignent que cette solution ne soit qu’un “pansement qui cache la plaie”.
Placer un parasol entre le Soleil et la Terre ne va pas faire disparaître le réchauffement climatique. L’atmosphère serait toujours surchargée en dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre. Les risques sanitaires liés à la pollution seront donc toujours là. En somme, cette option ne peut pas fonctionner seule.
Il est impossible de placer une telle structure en orbite. Cependant, l’idée d’un parasol spatial peut fonctionner à de plus petites échelles. En utilisant cette méthode, et en réduisant notre empreinte environnementale, la Terre semble encore avoir une chance. Faut-il encore réussir à la saisir à temps.
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Je pense qu’il serait plus pertinent d’envoyer les cons en orbite !
Ça coûterais beaucoup plus cher qu’un parasol,il y a une multitude de cons.