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Tesla est dans le dur après un premier trimestre “catastrophique”

Tesla vient de connaître son premier trou d’air commercial depuis 2020. Les ventes de la marque baissent.

Tesla vient de publier ses chiffres de vente pour le premier trimestre de l’année. Dans son rapport sur le sujet, l’agence Bloomberg note que les derniers mois ont été très compliqués pour la marque. La firme d’Elon Musk a en effet écoulé 386 810 automobiles au cours des 90 premiers jours de 2024. C’est près de 100 000 de moins que sur la période précédente.

C’est également la première fois que Tesla vend moins de 400 000 voitures sur un trimestre depuis l’été 2022. Dans son rapport financier, Tesla explique cette petite forme par une « une production limitée de la Model 3 dans l’usine de Fremont. » La marque mentionne par ailleurs des retards d’expédition liés aux attaques houthis en mer rouge, et l’incendie criminel de sa gigafactory à Berlin.

2024 : la fin du rêve ?

Tesla avait déjà froidement annoncé à ses investisseurs que 2024 ne serait pas l’année de tous les records. Au contraire, le constructeur automobile s’attendait à voir sa croissance ralentir, après des années exceptionnelles.

Pour l’analyste financier Dan Ives, les explications de Tesla ne permettent pas de justifier les chiffres « catastrophiques » de ce dernier trimestre. Cet employé de Wedbush Securities pense que la venue de nouveaux adversaires ferait bien plus de mal à la firme qu’elle ne veut l’admettre.

Aux États-Unis, Ford tombe le prix de sa Mustang Mach-E de 8000 $. Autre concurrente sur le sol de l’Oncle Sam, la Chevy Equinox EV. Produite par General Motors, elle devrait être vendue à moins de 35 000 dollars.

Tesla : all-in en 2025 ?

L’apparition de ces concurrents ainsi que la baisse des expéditions pour Tesla pourraient amener l’entreprise dans une situation très compliquée. Alors que les usines de la marque se préparent pour la venue de modèles inédits en 2025, Tesla va devoir se serrer la ceinture.

En interne, beaucoup attendent l’arrivée de l’hypothétique « Model 2 ». Avec cette nouvelle voiture électrique dans son catalogue, Tesla veut conquérir le marché de l’entrée de gamme aux États-Unis, mais également en Europe.

Elle devrait être proposée par Elon Musk à moins de 25 000 dollars avant un éventuel bonus écologique. D’ici là, Tesla va devoir faire le dos rond et compter sur les ventes de ses Model 3, Model S, Model X et Model Y, cette dernière remportant les prix individuels les uns à la suite des autres.

La voiture électrique, une solution boudée

En plus de l’arrivée au premier plan d’une forte concurrence pour Tesla, les ventes de voitures électriques sont en danger à cause d’une baisse de la demande. Ces derniers mois, les clients sont de plus en plus difficiles à trouver.

Pire encore, certains propriétaires de véhicules électriques rendent leur modèle et font le chemin inverse, vers des thermiques, généralement moins cher.

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2 commentaires
2 commentaires
  1. La valse des excuses bidons de Melon pour justifier les mauvais chiffres. Sauf que Tesla a produit presque 50k de voitures en plus que de voitures livrées. Ce n’est pas une baisse de production qui a empêché les livraisons.

  2. Ce n’est pas comme si ce n’était pas prévisible… La concurrence est arrivée avec des industries en état de marche pour ces nouveaux types de voiture et avec une préférence nationale naturelle des entreprises qui représentent le plus gros marché en terme de vente de voitures.
    Cela ne veut pas dire que Tesla fait de mauvaise voiture, juste qu’ils ont profité, à juste titre, d’une aubaine d’absence de concurrence et d’avoir une industrie au point, mais la production reste anecdotique comparé aux volumes des constructeurs historiques. On est sur la fable du lièvre et la tortue, Tesla étant le lièvre et la tortue les constructeurs historiques.

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