En octobre dernier, nous relayions cette étude menée par la société de cybersécurité ThycoticCentrify auprès de 300 responsables informatiques basés aux États-Unis. Sur ce total, 64 % des répondants ont révélé avoir été victimes d’attaques par rançongiciel au cours des 12 derniers mois, et 83 % d’entre eux ont reconnu avoir payé la rançon.
L’absence de réaction suite à une attaque ne pardonne pas
Derrière ce constat, se cache une réalité encore plus sombre : les entreprises victimes d’attaques sont souvent ciblées à nouveau si elles ne solutionnent pas la faille qui a été utilisée lors du premier piratage.
C’est justement ce qui ressort d’une étude menée par le Ponemon Institute, un organisme de recherche américain, qui s’est appuyé sur les réponses fournies par 1200 entreprises situées dans toutes les régions du monde. Leur constat est clair, lorsqu’ils récidivent, les hackers utilisent justement la même méthode. 50 % des entreprises victimes de leur échantillon se sont ainsi fait avoir une seconde fois. Le Royaume-Uni est le plus touché par ce problème.
De manière plus surprenante, les analystes ont constaté que 61 % des compagnies qui ont subi de multiples attaques n’ont pas pris de mesures pour réduire la menace. En la matière, il n’y a donc pas de hasard et les cybercriminels ne laissent pas passer une si belle occasion.
Il existe pourtant de nombreuses manières de se protéger pour une entreprise, quelle que soit sa taille. Ainsi, il est primordial de sensibiliser le personnel aux enjeux de cybersécurité, par exemple en leur expliquant de ne jamais cliquer sur un lien qui leur paraît douteux.
De même, une sauvegarde régulière des données est primordiale, ainsi qu’un recours à une authentification multifactorielle, qui peut gêner les pirates. Enfin, pour les sociétés qui le peuvent, la mobilisation d’un ou plusieurs employés spécialisés et prêts à intervenir peut permettre d’éviter le pire.
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