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Quand les États-Unis et Taïwan se livrent une cyberguerre (pour de faux)

Taïwan va s’appuyer sur l’expertise de son allié américain pour mieux anticiper les prochaines cyberattaques.

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© Unsplash - Markus Spiske

La rivalité entre la Chine et Taïwan se manifeste aussi sur la toile. Nous vous parlions récemment de la manière dont des internautes chinois œuvraient sur Wikipedia pour réécrire l’histoire. Taïwan était ainsi décrit non pas comme un « État d’Asie du Sud-Est » mais comme « une province de la République populaire de Chine ». Mais cette opposition peut aussi s’exercer de manière beaucoup plus agressive.

Selon le directeur général de la Cyber Security Agency de Taïwan, les sites du gouvernement subiraient 30 millions d’attaques par mois, dont la moitié viendraient de son voisin chinois. La cyberguerre est donc une réalité du quotidien pour le pays qui a décidé de mieux se préparer à contrer ces menaces.

Le gouvernement a ainsi co-organisé cette semaine des tests avec l’American Institute, représentant local des États-Unis. Au menu de ces cinq jours, des simulations de piratage par phishing. L’idée étant de persuader les fonctionnaires et les salariés de compagnies privées sensibles d’accepter des communications malveillantes en vue de pirater les sites de leurs organisations. Ces essais correspondent à Cyber Storm, un ensemble d’exercices mis en place par le ministère de l’intérieur américain depuis février 2006.

La nature des menaces a changé

« Cyber Storm fournit une infrastructure pour simuler la découverte d’une cyberattaque coordonnée à grande échelle ayant une incidence sur l’infrastructure critique des États-Unis. L’exercice aide à évaluer l’état de préparation en matière de cybersécurité; examine les processus, les procédures et le partage d’informations de l’intervention en cas d’incident et identifie les domaines à améliorer », précise le Homeland Security sur son site.

Côté américain, on se félicite d’une telle collaboration entre les deux gouvernements. Raymond Greene de l’American Institute a notamment déclaré : «  Les plus grandes menaces aujourd’hui ne sont pas les troupes qui débarquent sur une plage, mais les efforts d’acteurs malveillants pour utiliser l’ouverture de nos sociétés et de nos réseaux contre nous. » Les assaillants ont en effet souvent recours à ce genre de procédés pour fausser les élections libres qui sont un des fondements de la démocratie.

Des représentants de l’Australie, de l’Indonésie et du Japon ont également participé à cette semaine d’exercices, preuve que les sujets de cybersécurité préoccupent de nombreux États. La collaboration entre les deux pays devrait se poursuivre en 2020 où des experts américains devraient se rendre sur place.

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