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Qui est Sophie Adenot, astronaute de l’ESA et future Thomas Pesquet ?

Thomas Pesquet et Sophie Adenot ont un point commun. Ils sont tous les deux astronautes de l’ESA. La Bourguignonne vient d’être sélectionnée.

L’agence spatiale européenne (ESA) vient d’annoncer le nom de ses nouveaux astronautes. Réunis à l’occasion d’une réunion interministérielle à Paris, les cadres de l’ESA ont rendu publique leur sélection. Les candidatures avaient été recueillies en 2021. 22 500 dossiers et un an de test plus tard, cinq noms sont sortis du lot. La Française Sophie Adenot est la seule représentante de notre pays, elle succède à Thomas Pesquet, sélectionné en 2009.

Qui est Sophie Adenot ?

Âgée de 40 ans, Sophie Adenot était jusqu’il y a quelques jours une employée de la Direction générale de l’Armement (DGA). En 2018, elle avait été nommée pilote d’essai expérimentale en hélicoptère. C’était la toute première fois qu’une femme accède à ce poste.

Ingénieure diplômée de l’école ISAE SUPAERO à Toulouse, elle a un temps travaillé pour Airbus au sein du bureau d’étude en charge de la conception des cockpits d’hélicoptère. Diplômée du MIT, à Boston, Sophie Adenot est depuis ce 23 novembre une stagiaire de l’ESA. Elle va désormais subir un programme d’entraînement intense au camp de base européen des astronautes à Cologne en Allemagne.

Une fois l’entraînement terminé, Sophie Adenot devrait recevoir une affectation et ainsi connaître la date de son premier vol dans l’espace. Un rêve qui vit en elle depuis qu’elle est toute petite. Dans une interview accordée à l’ESA, elle explique avoir toujours voulu être astronaute.

« J’ai été pilote d’hélicoptère et aujourd’hui je vois cette nomination comme la suite logique. »

Sophie Adenot, fille spirituelle de Claudie Haigneré ?

Sophie Adenot n’est cependant pas la première française à prétendre dans l’espace. À la fin des années 90, Claudie Haigneré se rend dans la station soviétique Mir pour un vol de 15 jours. Au cours de sa carrière, Claudie Haigneré ira trois fois dans l’espace pour un total de 25 jours en orbite.

Au même titre que Caroline Aigle (première femme pilote de chasse) ou Valérie André (première pilote d’hélicoptère), Claudie Haigneré a inspiré l’enfance et l’adolescence de Sophie Adenot. Des parcours qui lui ont fait croire en ses rêves et se dire « pourquoi pas moi ? »

Un rôle de mentor et de « créatrice » de vocation que Sophie Adenot espère jouer pour la prochaine génération. Un engagement que cette mère d’un enfant avait déjà pris avec l’association Ose dont elle est la marraine. Ce programme permet d’aider les jeunes de milieux défavorisés de réaliser leurs rêves. 

En plus de Sophie Adenot, l’Anglaise Rosemary Cooney a été retenue par l’agence spatiale européenne. C’est aussi le cas de l’espagnol Pablo Alvarez Fernandez, le Suisse Marco Sieber et le Belge Raphaël Liégeois.

L’anglais John McFall a lui aussi été retenu par l’ESA dans le cadre d’un tout nouveau programme. L’astronaute est en effet porteur d’un handicap. Il devient par la même occasion le premier « parastronaute » de l’histoire.

En plus de ces astronautes, l’ESA a constitué un corps réserviste plus large avec 12 personnes. Arnaud Prost, un autre français, a été retenu dans cette liste. Diplômé de l’école polytechnique, il dispose de deux masters un en astrophysique et l’autre en planétologie. Il est lui aussi un employé de la DGA et le restera tant qu’il ne reçoit pas d’affectation de la part de l’agence spatiale européenne.

Un budget en hausse, un « grand succès »

En plus de cette présentation des 17 astronautes, l’ESA a confirmé aujourd’hui, après de longues négociations, la finalisation de son budget pour les trois prochaines années. L’enveloppe offerte par les pays membres est donc de 16,9 milliards d’euros, une somme en hausse de 17 % par rapport au dernier budget de l’agence.

Pour Bruno le Maire, ministre de l’Économie, cette hausse est « un grand succès ». Une satisfaction partagée par Josef Aschbacher, le patron de l’ESA. Il reconnaît qu’avec la conjoncture économique, les 18,5 milliards d’euros demandés initialement étaient hors d’atteinte.

Ce vote du budget crucial était pour ne pas « rater le train » alors que la Chine et les États-Unis se livrent une vraie guerre à l’espace. Dans le détail le budget européen devrait permettre de financer l’exploration spatiale (2,7 milliards d’euros), mais aussi l’observation de la Terre et du réchauffement climatique (2,7 milliards d’euros). Enfin, 2,8 milliards d’euros serviront à financer le développement d’Ariane 6 et de Véga-C, les deux fusées européennes.

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