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Qui sont les lanceuses d’alerte qui font trembler les GAFAM ?

Une étude très intéressante s’est demandée pourquoi les femmes lanceuses d’alerte sont plus nombreuses que leurs homologues masculins dans le monde de la Tech.

C’est une véritable avalanche. Au cours de ces dernières années, plusieurs lanceuses d’alerte ont dénoncé les pratiques de certains géants de la Tech. Ainsi, Frances Haugen a rendu public de très nombreux documents internes qui soulignent de nombreux scandales chez Facebook.

De leurs côtés, Timnit Gebru et Rebecca Rivers ont interpellé leur entreprise, Google, au sujet de questions liées à l’éthique et aux biais potentiels de l’intelligence artificielle. Enfin, Janneke Parrish s’est publiquement inquiété d’une culture de travail qui serait discriminatoire chez Apple.

Les femmes restent sous-représentées chez les géants de la Tech

Francine Berman, informaticienne et Jennifer Lundquist, professeure de sociologie, se sont justement demandées pourquoi les femmes étaient bien plus nombreuses que les hommes à dénoncer les pratiques des entreprises technologiques.

Dans leur article paru sur The Conversation, elles précisent d’emblée que leur analyse n’est pas totalement concluante et on ne peut donc pas être totalement affirmatif sur le sujet. Elles proposent néanmoins quelques pistes stimulantes que nous avons souhaité vous partager.

Les auteures notent tout d’abord que cette notion de femmes lanceuses d’alerte correspond à un récit dominant au sein de nos sociétés. Ces dernières sont en effet considérées comme plus altruistes et soucieuses de l’intérêt général que les hommes.

D’ailleurs, l’ONU considère que l’autonomisation globale des femmes est un facteur déterminant de réduction de la corruption et de l’égalité à l’échelle globale. Dès lors, et confrontées à des problèmes éthiques au sein des entreprises, les femmes auraient donc plus tendance à intervenir.

Les chercheuses complètent leur analyse par une autre donnée importante à prendre en compte. Elles constatent en effet que les femmes sont encore très largement sous-représentées au sein de Google, Meta, Apple, Amazon, ou encore Microsoft, avec environ 25 % d’employées et seulement 30 % des postes de direction.

Mais justement, en étant moins bien intégrées dans ces organisations, elles auraient également un sentiment d’appartenance et d’inclusion moins important. Dès lors, elle se sentiraient moins soumises au silence lorsqu’elles font face à un acte répréhensible au sein de leur compagnie et passent plus volontiers à l’acte.

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