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Rachat de Spool par Facebook : quand les géants du web rachètent des startups pour les fermer

Facebook vient d’acquérir Spool, une startup spécialisée dans les applications de bookmarking mobile. Pour intégrer sa technologie ? Non : pour embaucher ses employés… et fermer la jeune société. Explications.

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Il y a plusieurs motivations au rachat d’une startup (ou, plus généralement, d’une entreprise) : l’acquisition d’une technologie, l’investissement dans une promesse de forte croissance, ou encore l’achat de prévention qui consiste juste à bloquer l’acquisition de la jeune pousse par un concurrent, comme un club de foot achète un joueur pour qu’il n’aille pas dans un autre club, et lui fait cirer le banc toute la saison.

Avec le web et les moyens démesurés sont apparues d’autres raisons, et d’autres méthodes. On sait par exemple que Google ratisse large quand il fait son marché dans les startups pour leurs technologies, mais se plante parfois, comme avec Jaiku, racheté en 2007 et… fermé en 2009, alors que l’on prédisait au service un avenir à la Twitter.

Pourtant, les rachats de sociétés par Google ne se font pas aussi massivement et facilement qu’on pourrait le penser en observant cela de l’extérieur. Le boss d’une startup que je connais bien et qui avait failli être rachetée par la firme de Mountain View il y a quelques années m’expliquait le processus, incroyablement long et tortueux pour parvenir à la signature finale, même sur un deal qui ne représentait qu’une toute petite poignée de millions de dollars.

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Facebook ou la prime à l’embauche

Facebook est un peu sur la même tendance, et vient même d’inventer un nouveau concept d’acquisition d’entreprise : l’embauche déguisée en acquisition, et la fermeture simultanée de la boîte. C’est ce qui vient de se passer avec l’achat de Spool, une startup spécialisée dans le bookmarking mobile. Selon Cnet, Facebook a racheté Spool non pas pour sa technologie, mais pour ses cinq employés. D’ailleurs, le site de Spool a été fermé avant même l’annonce officielle de son rachat, et ce n’est que dans un post suivant sur le blog de la jeune pousse – qui n’était même jamais sortie de sa version bêta – que l’information du rachat a été officialisée.

Les cinq surdoués, qui selon leurs propres termes avaient mis au point une technologie particulièrement sophistiquée et développé une grande expertise dans le développement de logiciels mobiles, ont déjà rejoint les rangs du staff Facebook, sans que l’on sache exactement sur quelle nouvelle fonctionnalité ils vont travailler.

Ainsi, à l’image du Qatar qui rachète la France par morceaux, Facebook rachète le web, tout en se partageant le gâteau avec Google. De quoi alimenter encore un peu les craintes de ceux qui redoutent une privatisation des internets.

(source)

Youtube
Par : Google LLC
4.4 / 5
86,8 M avis
14 Commentaires

14 Commentaires

  1. tzerland

    16 juillet 2012 at 12 h 11 min

    Google et Facebook rachètent le web et savent tout sur tout le monde, mais nous autres petits Gaulois résistons! 🙂

  2. Lorenzo

    16 juillet 2012 at 12 h 42 min

    Souvent ce sont des « visionnaires » en herbes qui créent ces StartUp rapidement ils confirment leurs esprits d’ entrepreneurs et finissent parfois financiers.
    Sur un marché, quelle serait donc la meilleure place pour mon concurrent ?
    Plus simplement quoi de plus simple que la loi de la savane…

  3. veranda

    16 juillet 2012 at 14 h 41 min

    Le net est impitoyable, pas facile de se faire une place sur un marché déjà existant, il faut donc trouver de nouvelles idées…

  4. Pierre

    16 juillet 2012 at 14 h 46 min

    Pour moi deux cas de figure, soit la start-up est innovante et c’est un vrai échec de voir ce genre de chose (mais dans ce cas ses fondateurs n’aurait peut-être pas vendu la boite) soit elle a été montée comme beaucoup d’autres en ce moment dans le simple but d’être revendue. Les vrais perdants dans l’histoire ce sont Facebook, Google et consort qui dépensent des sommes pour ces start-up qui n’auraient jamais eu de modèle économique viable mais surfent sur la hype.

  5. Simon Tripnaux

    16 juillet 2012 at 19 h 58 min

    A partir d’un certain niveau bon nombre de développeurs aux US ont une tendance à se côtoyer lors de soirées informelles ici et là, ce qui facilite encore davantage ce genre de fusion des cerveaux …

  6. herve

    17 juillet 2012 at 4 h 19 min

    c’est flippant quand même, on ne sait pas jusqu’ou tout cela peu aller et c’est bien ça le souci je pense

  7. Paul

    17 juillet 2012 at 13 h 38 min

    moi c’est la comparaison avec le Qatar qui me fait rire, c’est exactementça

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