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Un Rafale décolle après la perte de contact avec un avion dans le ciel français

Un jet privé français n’a plus répondu pendant 4 minutes aux contrôleurs aériens. Au-dessus de la France, il a provoqué une alerte maximale et l’intervention d’un Rafale.

L’Armée de l’air et de l’espace a publié, samedi 4 octobre, un compte rendu d’assistance en vol spectaculaire. La veille, le vendredi 3 octobre, un avion d’affaire de type Pilatus PC-12, parti du Bourget et à destination de La Môle (Var), n’a plus répondu à la radio pendant un total de 4 minutes.

Alors qu’il se trouvait au-dessus de Clermont-Ferrand, l’avion en altitude de croisière perdait le contact avec les aiguilleurs du ciel situés alors à Bordeaux. Ces derniers en informaient le centre de détection et de contrôle de Lyon-Mont-Verdun, le principal site opérationnel de commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes de l’Armée de l’air française.

Sans attendre, l’alerte maximale fut donnée. Comme réponse à l’éventuelle menace, un Rafale de la base de Mont-de-Marsan décollait, avec comme objectif d’intercepter l’appareil et de tenter de comprendre ce qu’il se passait. Les deux aéronefs se sont finalement rencontrés entre le Ventoux et le Luberon, et le contact radio a pu se faire sur un canal de proximité.

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La raison du silence radio

C’est ainsi que les militaires ont pu confirmer qu’il ne s’agissait pas d’une menace mais d’un problème de fréquence – l’équipage civil pensant avoir réglé leur radio sur la bonne fréquence avec les contrôleurs et le silence de 4 minutes ne les ayant pas alertés. Grâce à l’interception, l’avion d’affaires a pu poursuivre son plan de vol, et le Rafale est retourné à Mont-de-Marsan.

Dans ce genre de situations, les problèmes de radio ne sont malheureusement pas les seules raisons qui provoquent la rupture de contact avec les contrôleurs au sol. L’Armée de l’air, qui se tient prête à intervenir 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, se méfie avant tout que le cockpit soit occupé par un équipage hostile. Mais d’autres raisons peuvent se traduire par une perte de contact. L’une d’entre elles est bien plus tragique.

Il y a trois ans, un épisode d’avion muet bien plus tragique

À bord des cockpits d’avion muets se trouve, parfois, un équipage décédé. Cela arrive généralement par une dépressurisation soudaine. La France a connu un tel événement en septembre 2022, quand un Cessna 551 en provenance de Jerez en Espagne et à destination de Cologne en Allemagne, survolait la France et la Belgique dans le silence total.

À bord de l’avion, les 2 pilotes comme les 4 passagers enregistrés avaient perdu contact peu de temps après la panne de pressurisation, à cause d’un phénomène appelé l’hypoxémie fulgurante, autrement dit du manque d’oxygène brutal dans le sang du fait du manque d’air et du changement de pression. Sans avoir le temps de redescendre en altitude, l’avion a continué sa route en pilotage automatique, et l’ensemble des passagers sont morts par le manque d’oxygène et le froid (-50 degrés).

En se relayant pour escorter l’appareil, l’Armée française, belge, allemande puis suédoise décidaient de ne pas intervenir (avec un tir de missile), calculant que la trajectoire de l’avion muet et ses réserves en kérosène lui permettraient de viser un crash en mer Baltique. Une destruction de l’avion dans le ciel plus tôt pendant le vol aurait causé des répercussions au sol, avec un risque élevé de collisions sur des infrastructures.

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