Le parcours du combattant, vous connaissez ? C’est souvent ce que vivent les familles au moment de gérer une succession. Entre le choc émotionnel et l’urgence d’organiser les funérailles, il faut jongler avec les comptes bancaires bloqués du défunt. Un véritable casse-tête qui s’est heureusement assoupli le 1er janvier 2025.
Fini le plafond de 5 000 euros qui limitait jusqu’à présent les prélèvements sur les comptes du défunt. Le nouveau seuil passe à 5 910 euros, une somme une peu plus confortable quand on sait que le coût moyen des obsèques en France frôle les 4 730 euros. Cette revalorisation tombe à point nommé, alors que les prix du secteur funéraire ne cessent de grimper.
Comment ça marche concrètement ?
La règle est simple : dès qu’une personne décède, ses comptes bancaires sont automatiquement bloqués. C’est la procédure standard. Mais pas de panique ! La banque ne vous laisse pas dans l’embarras. Sur présentation d’une facture, la personne qui a réglé les funérailles peut demander à être remboursée directement sur le compte du défunt, dans la limite du nouveau plafond de 5 910 euros.
Et ce n’est pas tout. Cette enveloppe ne concerne pas uniquement les frais d’obsèques. Elle couvre aussi ce qu’on appelle les “actes conservatoires” c’est-à-dire les dépenses urgentes et incontournables comme le dernier loyer, les impôts en attente, ou encore les frais médicaux de fin de vie).
Attention toutefois : si le compte du défunt est à sec ou insuffisamment approvisionné, ce sont les héritiers qui devront mettre la main à la poche. Mais là encore, il existe une porte de sortie : jusqu’à 1 500 euros de frais d’obsèques peuvent être déduits de la succession. Un petit coup de pouce fiscal qui peut faire la différence.
Qui paie quoi ?
C’est la question qui fâche souvent : comment répartir la facture entre les héritiers ? La loi est claire sur ce point. Tous les héritiers (parents, enfants, petits-enfants) sont tenus de participer aux frais d’obsèques. Et cette obligation s’applique même s’ils renoncent à la succession. Pas d’échappatoire possible !
La répartition se fait selon deux critères : les moyens financiers de chacun et la part d’héritage reçue. Une formule qui se veut équitable, à condition bien sûr que les dépenses restent raisonnables. Pas question de faire flamber la note sans raison.
Si la discussion tourne au vinaigre (hélas cela arrive dans les meilleures familles) le juge aux affaires familiales entre en scène. C’est lui qui tranchera et décidera qui paie quoi. Une solution de dernier recours qu’il vaut mieux éviter, ne serait-ce que pour préserver l’harmonie familiale dans ces moments déjà difficiles.
À noter que les disparités régionales peuvent faire varier significativement la facture finale. Entre une crémation et une inhumation, entre Paris et la province, les écarts de prix peuvent être considérables. Il est donc conseillé de comparer les devis et de ne pas se précipiter sur la première proposition venue, même si la situation a tendance à nous faire perdre notre lucidité.
- Depuis le 1er janvier 2025, vous pourrez prélever jusqu’à 5 910 euros sur les comptes du défunt pour les obsèques et les dépenses urgentes
- Les frais d’obsèques sont déductibles de la succession jusqu’à 1 500 euros
- Tous les héritiers doivent participer aux frais, même en cas de renonciation à la succession, selon leurs moyens et leur part d’héritage
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.