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Terres rares : la Chine réduit l’exportation, et le monde entier souffre

La Chine, premier producteur mondial de terres rares vient de renforcer ces règles pour limiter l’export. Quel impact sur nos voitures électriques ?

Le XXe siècle a rebaptisé le pétrole. Ce liquide millénaire est devenu “l’or noir”, démontrant ainsi son importance pour répondre à nos besoins divers et variés. Mais à l’heure de la grande transition environnementale, le pétrole n’a plus la cote et ce sont les batteries qui deviennent les détentrices de l’énergie de demain.

Face à ce nouveau constat, tous les pays ne partent pas sur un même pied d’égalité. Comme avec le pétrole, certains nations bénéficient de gisements, et peuvent produire en grande quantité. C’est notamment le cas de la Chine, et de ses importantes réserves de “terres rares”.

Si leur nomination est nombreuse, ils sont en réalité abondants sur Terre, les 17 terres rares recensés sont difficiles à extraire. À ce jeu là, l’empire du Milieu s’est construit un vrai arsenal. Alors qu’ils sont essentiels dans la conception de batteries mais aussi pour les moteurs électriques, leur importance grandit de jour en jour.

La Chine, loin devant

Aujourd’hui plus de 90% de la production et du raffinage de ces terres rares a lieu en Chine. Ce quasi-monopole, timidement contesté, lui donne le droit de dicter ses propres règles. Or depuis le début du mois d’avril, Pékin exige une nouvelle licence pour exporter les terres rares.

Des matières premières comme le néodyme, le dysprosium et le terbium sont dans le viseur du gouvernement chinois. Et pour cause, ils sont cruciaux pour construire des moteurs électriques. Le monde de l’automobile a cruellement besoin de ces matériaux, et la Chine le sait très bien.

L’arrivée de ces nouvelles licences et obligations gouvernementales a mis la pression sur un marché déjà très difficile. Alors que la demande explose, l’offre progresse lentement. Voilà qu’elle est limitée artificiellement par Pékin. De quoi mettre des grands constructeurs comme Tesla, Ford ou General Motors dans la difficulté.

Dans une déclaration faite à nos confrères de The Verge, Elon Musk assure être en “négociations” avec Pékin sur ce sujet en particulier. D’après ses dires, la Chine s’inquiète seulement de l’utilisation de ces terres rares. Elle veut simplement limiter la création d’un arsenal militaire en dehors de ses frontières.

Un besoin, urgent, de diversité

Finalement dans le monde des constructeurs automobiles, General Motors s’en sort mieux que les autres. La marque, avec sa filiale Niron Magnetics développe ses propres solutions. Elle arrive ainsi à remplacer des terres rares.

Sur le vieux continent, des projets de minage et de raffinage des terres rares sont à l’étude. Mais, très polluants, ils sont déjà critiqués par les associations écologistes. Au total, 47 projets sont à l’étude, dans 13 pays de l’UE. En France, le projet Emili fait notamment parler de lui.

Situé à 50 kilomètres au nord de Clermont Ferrand, il pourrait devenir un des centres de minage du lithium à l’échelle mondiale. En Alsace, à la frontière allemande, le projet “Ageli” fait également les gros titres. Lui aussi devrait permettre d’extraire du lithium, composante essentielle pour la conception de batteries électriques.

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