Depuis quelques mois, Elon Musk navigue entre ses responsabilités industrielles et sa petite aventure gouvernementale au DOGE (Department of Government Efficiency). Une création absurde du gouvernement de Trump, tant par son nom que par les missions qu’elle doit mener : sabrer des agences entières (même la NASA), virer à tour de bras, et repeindre la façade de cette mascarade avec une peinture qui s’appelle « efficacité ». Une purge bureaucratique assumée.
Une double casquette qui n’amuse plus grand monde, surtout pas les investisseurs de Tesla. Les ventes s’effondrent ; que ce soit en France, aux USA ou en Europe ; pendant que Musk joue au petit réformateur à Washington.
DOGE en pause, Tesla en sous-régime
Lors de la dernière conférence sur les résultats de Tesla, Musk a confirmé ce que beaucoup espéraient entendre : à partir de mai, il se remettra sérieusement au travail… sur Tesla. « À partir du mois prochain, je consacrerai bien plus de mon temps à Tesla, maintenant que le gros du travail pour mettre en place le Département de l’Efficacité Gouvernementale est terminé », a-t-il déclaré. Il continuera tout de même à « passer un ou deux jours par semaine » sur les affaires du DOGE – comme on entretiendrait un vieux hobby.
La vérité, c’est que ce virage n’est pas tout à fait spontané. Le statut de Musk au sein du DOGE a été limité dès le départ : en tant que conseiller spécial de l’administration Trump, il ne pouvait légalement dépasser 130 jours de service. Une borne quasimment atteinte, car ; au moment de la rédaction de cet article ; nous frôlons les 100 jours de présence.
Le Washington Post rapporte d’ailleurs que son influence au sein de la Maison-Blanche « semble s’éroder ». Ce que d’aucuns appellent un départ volontaire ressemble donc davantage à une sortie par la petite porte, dictée autant par le droit que par le contexte.
Chez Tesla, les tensions montent : les ventes chutent, les parts de marché s’effritent, et l’éparpillement de leur dirigeant – moitié prophète, moitié influenceur, parfois PDG – devient de plus en plus difficile à justifier ; pour les actionnaires, la plaisanterie a assez duré. Musk doit lâcher les rennes du DOGE et se concentrer de nouveau sur son empire automobile. Pour un homme qui s’est longtemps nourri du chaos qu’il provoquait, l’heure est peut-être venue d’assumer les conséquences de ses actes.
- Elon Musk prévoit de réduire fortement son implication au DOGE dès le mois de mai pour revenir à Tesla, dont les résultats inquiètent les investisseurs.
- Ce rééquilibrage semble moins relever d’un choix stratégique que d’une contrainte réglementaire et d’un désengagement politique progressif.
- Face à une situation commerciale dégradée et à une image de plus en plus floue, Musk est poussé à redevenir dirigeant à plein temps plutôt que réformateur à temps partiel.
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