Malgré la “dating app fatigue”, les applications de rencontre restent particulièrement populaires. Mais pour réellement aider les utilisateurs à trouver l’amour, ces dernières se montrent particulièrement curieuses et collectent un nombre alarmant de données. Plus intrusif qu’une app de rencontre, il n’y a pas.
Alors que les utilisateurs font de plus en plus attention à leurs données personnelles, les apps de rencontre semblent passer entre les mailles du filet et continuent de collecter en masse les données des leurs utilisateurs sous couvert de meilleure expérience. Une récente étude menée par Surfshark, fournisseur de solutions de cybersécurité, met en lumière cette collecte massive de données personnelles par les applications de rencontre.
Toujours plus de données…
Pour permettre aux utilisateurs de trouver chaussure à leur pied, les applications de rencontre récoltent une quantité phénoménale de données personnes. Prénom, âge, numéro de téléphone, localisation, photos, vidéos… Certaines applications de rencontre demandent même une pièce d’identité pour certifier les profils des utilisateurs. Elles peuvent même récupérer des informations sensibles et très privées comme les croyances religieuses et philosophiques, les opinions politiques, l’orientation sexuelle ou même les habitudes sexuelles.
Tout récemment, Tinder a annoncé le test d’une nouvelle fonctionnalité qui permet aux utilisateurs payants de préciser leurs préférences de taille chez leurs partenaires potentiels. S’il ne s’agit pas d’un véritable filtre, ce qui évite de bloquer ou d’exclure des profils, l’ajout de cette préférence de taille peut laisser circonspect.
Hélas, comme le soulève l’étude de Surfshark, les applications de rencontre ne se contentent pas de récolter cette avalanche de données sur les utilisateurs, elles les croisent avec celles collectées par des tierce-parties pour pouvoir faire de la publicité ciblée.
Aujourd’hui, Grindr est l’application de rencontre qui collecte le plus de données sur ses utilisateurs. 24 types de données récoltées ! Elle est suivie de près par Bumble (22), Tinder (16) et Hinge (15). Alors qu’on ne sait pas clairement ce que font les applications de toutes ces données, la possibilité d’affiner toujours plus ses préférences posent une question également éthique alors que la plupart des utilisateurs ne lit pas les politiques de confidentialité des plateformes.
Ainsi, Surfshark donne quelques conseils pour limiter la collecte des données sur les applications de rencontre. Il est donc recommandé de vérifier les autorisations données à l’application, de créer une adresse e-mail dédiée, ou encore d’utiliser un VPN pour renforcer son anonymat et brouiller la localisation réelle. Même si c’est ennuyant, il est vivement recommandé de lire au moins une fois la politique de confidentialité et d’éviter de partager des informations trop sensibles et trop précises.
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