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Fintech

Trade Republic : un chèque de taille en attendant les cryptos

L’application pour investir en Bourse trouve un nouveau financement de taille. Une annonce qui surprend dans le contexte actuel.

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Trade Republic bourse app
© Presse-citron

La baisse des opérations de financement en capital-risque et la morosité des marchés boursiers avaient de quoi faire peur à Trade Republic. La société allemande, qui a déployé son application d’investissement boursier en France début 2021 (lire notre entretien avec son fondateur Christian Hecker), vient pourtant d’annoncer la levée de 250 millions d’euros supplémentaires à sa Série C (900 millions €) datant de juin 2021.

L’opération est signée par le célèbre fond de pension des enseignants de l’Ontario (Ontario Teachers’ Pension Plan), qui rejoint Sequoia au capital.

La fintech berlinoise en a profité pour dire que sa valorisation passait de 4,4 à 5 milliards d’euros. Toutefois, nous n’avons pas pu obtenir de mise à jour au sujet du nombre de clients. Trade Republic ne souhaite plus communiquer dessus. Il y a un an, l’application passait le cap du million, grâce à sa présence sur trois marchés : l’Allemagne, la France et l’Autriche. L’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas devraient faire gonfler ce nombre.

Bientôt les cryptomonnaies sur Trade Republic

La tendance actuelle, avec des valeurs boursières globalement en baisse, a certainement dû réduire les ambitions des équipes à court terme. Néanmoins, Trade Republic n’a pas indiqué de vague de licenciement comme ça peut être le cas chez ses concurrents. La société reste focus sur son produit. D’ici peu, l’application française s’ouvrira aux cryptomonnaies. De nombreux clients pourraient lâcher leur plateforme d’échange pour Trade Republic et son interface simplifiée.

Ironie du sort, Trade Republic arrivera peut-être bien à esquiver la déroute des marchés grâce ses clients. Contrairement à la concurrence, l’application a toujours revendiqué vouloir agir comme un compte d’épargne et ne faire de la Bourse un casino ou une loterie. Pour cela, elle a ouvert un produit, le “plan d’investissement programmé”, pour répartir les investissements des clients sur la durée.

Ces derniers peuvent configurer une fréquence, un montant, puis sur chacune des périodes, Trade Republic leur fait une opération au montant souhaité de façon automatique. Un moyen pour la société de se protéger des périodes où les clients n’investissent plus du tout, et ne lui rapportent plus rien.

Matthias Baccino, le directeur de Trade Republic en France, se montrait confiant : Le passé montre qu’à la fin d’une crise, le marché est toujours revenu et les principaux indices de référence ont à nouveau dépassé leurs niveaux d’avant la crise sur le long terme”.

Quoi de neuf sur Trade Republic ?

Outre l’arrivée des cryptomonnaies cette année, Trade Republic ne donne aucune autre information sur le futur de son application. Une chose est sûre : en vue de l’inflation actuelle et de l’absence d’intérêt à épargner sur des livrets comme le livret A, les Français continuent d’opter en masse pour l’investissement.

Trade Republic a rapidement compris que beaucoup ne s’y connaissaient pas et allaient certainement perdre gros s’ils se lançaient sans limites. L’application a ainsi proposé des ETF (des paquets d’actions) dont beaucoup sont spécialisés sur certains domaines (comme la fintech, les biotech, le Web3 ou encore les nouvelles sociétés cotées en Bourse).

Dans les coulisses, Trade Republic a ouvert un nouveau “hub technologique” à Stockholm en Suède (comme Volvo), où elle emploie 250 nouveaux ingénieurs depuis quelques semaines. À cette occasion, son PDG et fondateur Christian Hecker disait que “Trade Republic poursuit son développement en investissant massivement dans sa plateforme technologique et son équipe. Ensemble nous transformons le secteur bancaire”. Finiront-ils par devenir une néobanque et s’ouvrir au paiement ?

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