Une journée noire dans les transports au niveau national ? C’est ce qui se profile ce jeudi 18 septembre à l’occasion de cette mobilisation sociale à l’appel des principaux syndicats français. Faisons le point sur les raisons de cette grève et sur les conséquences à prévoir pour les usagers.
Rappelons tout d’abord que cette initiative est motivée par la contestation du projet de budget annoncé par l’ancien Premier ministre François Bayrou cet été et qui est jugé brutal par les organisations collectives : coupes de 43,8 milliards d’euros, suppression de jours fériés, gel des salaires et retraites, baisse des prestations sociales… Les syndicats appellent donc à plus de justice fiscale, sociale et écologique.
De même, il existe des motifs plus catégoriels. Par exemple au niveau ferroviaire, l’idée est de contester « l’ouverture à la concurrence des activités voyageur, ou « l’absence de financement pérenne du système ferroviaire », précise Les Échos.
Des perturbations massives à prévoir
Dans le détail, les quatre plus gros syndicats de la SNCF (CGT-cheminots, Unsa-ferroviaire, SUD-rail, CFDT-cheminots) font donc cause commune et appellent les cheminots à une grève massive. L’entreprise communiquera ce mardi après-midi ses prévisions de trafic, mais le trafic s’annonce d’ores et déjà perturbé.
Il en va de même à la RATP, où les quatre principaux syndicats (CGT, FO, Unsa et CFE-CGC) seront de la partie. Un service minimum sera bien mis en place, mais, alors que le réseau est déjà très chargé en configuration normale, il faut s’attendre à un jeudi compliqué du côté des usagers.
Bonne nouvelle en revanche du côté des aéroports, puisque le premier syndicat d’aiguilleurs du ciel (SNCTA) a levé son préavis de grève et l’a reporté du 7 au 9 octobre. L’organisation préfère attendre d’avoir un interlocuteur au prochain gouvernement.
La grève de la carte bleue a échoué
Pour rappel, le mouvement du 10 septembre n’est pas parvenu à réaliser certaines de ses ambitions initiales. On se souvient notamment que certains participants ont émis l’idée d’une grève de la carte bancaire ce jour-là avec une préférence pour le paiement en cash. L’objectif était de dénoncer les frais bancaires appliqués aux consommateurs et aux commerçants.
Si 35% des Français se disaient prêts à y participer selon un sondage, ce n’est pas ce qui s’est produit. La Banque de France a en effet expliqué :
Nous n’observons pas d’évolution significative. Les paiements et retraits sont globalement dans leur marge de fluctuation habituelle. La Banque de France est en permanence vigilante face à toute évolution significative inattendue et dispose d’une capacité de mobilisation du marché permettant de réagir sur le court et le long terme.
Plus d’informations sur cette initiative qui a été soutenue par certains restaurateurs ici.
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