C’est la débandade outre-Atlantique : à croire que les Apple Store se sont transformées en derniers supermarchés avant la fin du monde. Sauf qu’ici, ce n’est pas le papier toilette qu’on s’arrache, mais l’iPhone 16. La faute à un certain Donald Trump qui, à peine revenu dans le Bureau ovale, menace de taxer les produits chinois comme s’il s’agissait de contrebande.
La fièvre acheteuse
Les Apple Store américains ont connu ce week-end une ambiance digne d’un Black Friday sous amphétamines. Bloomberg nous a décrit des scènes lunaires : vendeurs assaillis et clients angoissés. « Presque chaque client m’a demandé si les prix allaient bientôt augmenter », raconte un employé. Un autre ajoute : « Les gens se précipitent, inquiets, et posent des questions » Le résultat ? Des caisses qui sonnent comme des machines à sous à Las Vegas, avec des ventes qui pulvérisent les records des années précédentes.
Une panique collective qui ressemble un peu à une ruée vers le dernier train avant le déluge fiscal. Certes, le futur iPhone 17 risque fort de subir la taxe trumpienne de 54 %. Mais avant cela, Apple dispose encore de stocks conséquents et d’une marge de manœuvre pour amortir le choc. La question qui taraude autant les analystes que les consommateurs est simple : quelle part de cette hausse la firme de Cupertino répercutera-t-elle sur ses clients ?
L’iPhone, bientôt vendu avec un crédit à la consommation ?
Le téléphone d’Apple, conçu en Californie, mais assemblé à l’autre bout du monde, se retrouve soudain en première ligne d’une guerre économique où il n’avait rien demandé. Selon BGR, le futur modèle premium pourrait atteindre l’indécente somme de 2 300 dollars si Apple jouait la carte de la transparence fiscale absolue. Certaines sources parlent même d’un tarif atteignant 3 500 dollars.
Heureusement, Tim Cook, PDG d’Apple, connaît bien cette musique. Le Wall Street Journal évoque déjà le fait que le grand patron pourrait bientôt glisser quelques arguments bien sentis pour éviter le désastre. Apple, c’est quand même la poule aux œufs d’or de l’économie américaine, avec ses 500 milliards de dollars d’investissements prévus sur le sol national. Un argument qui pourrait faire mouche même auprès du plus protectionniste des présidents.
En parallèle, la firme de Cupertino a son plan B : l’Inde, qui pourrait devenir un territoire privilégié de production pour esquiver les taxes. Le pays pourrait produire 25 millions d’iPhone cette année, ce qui pourrait satisfaire la moitié de l’appétit du marché américain.
Et nous, Français, qui pensions être à l’abri derrière notre bouclier européen ? Pure illusion ! L’économie mondialisée se moque bien des frontières. Si Apple voit ses coûts s’envoler, c’est toute la planète qui en paierait le supplément. Toutefois, le tableau n’est peut-être pas aussi noir qu’il n’y paraît.
La firme à la pomme dispose de plusieurs parades économiques : ajuster ses marges bénéficiaires (une option que les actionnaires préfèrent ne pas entendre) ou renégocier avec ses fournisseurs chinois en jouant sur la menace d’une délocalisation massive pour obtenir des tarifs plus avantageux. Autre manœuvre : Apple pourrait avoir déjà anticipé cette vague douanière en constituant d’importants stocks de produits sur le sol américain – ces précieux iPhone déjà présents sur le territoire échappant aux nouvelles taxes.
Par ailleurs, cette menace pourrait accélérer la transformation d’une chaîne d’approvisionnement déjà en pleine mutation. L’entreprise travaille depuis des années à réduire sa dépendance à l’égard de la Chine, développant patiemment un réseau industriel mondial capable d’absorber les soubresauts géopolitiques de ce type.
L’avenir reste pourtant aussi flou qu’un selfie pris dans le noir. Comme le souligne le Wall Street Journal, Apple ne prévoit pas encore de grand déménagement industriel tant la situation ressemble à un épisode de série à suspens où personne ne connaît le script final. Les prochaines semaines s’annoncent électriques, avec peut-être de nouvelles taxes ou, qui sait, une exemption miraculeuse.
- Aux États-Unis, l’annonce possible de nouvelles taxes sur les produits chinois provoque une ruée vers les iPhones, les consommateurs craignant une forte hausse des prix.
- Apple pourrait répercuter une partie de ces coûts sur ses clients, mais dispose encore de stocks et de leviers pour limiter l’impact à court terme.
- L’entreprise anticipe depuis des années cette situation géopolitique en diversifiant sa production, notamment vers l’Inde, mais reste encore dépendante des décisions politiques à venir.
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