Uber : les femmes moins bien payées que les hommes (et ce n’est pas du sexisme)

Uber est-elle une entreprise sexiste ? Une étude révèle que les hommes gagnent un salaire 7% plus élevé que les femmes. Les raisons de cette différences ont été identifiées, mais elles ne sont pas celles que l’on imagine.

En principe, l’économie collaborative sur laquelle l’ubérisation est basée, et par extension sur laquelle Uber fonctionne, devait équilibrer certaines inégalités. Sauf qu’en pratique, ce n’est pas tellement le cas. Chez Uber, les hommes touchent un salaire en moyenne 7% plus élevé que les femmes. Voici pourquoi.

Une étude a été menée, et semble avoir trouvé la cause de cette inégalité. Si vous imaginez déjà que c’est du sexisme, désolé vous décevoir, ce n’est même pas le cas. L’analyse a été menée conjointement par Uber, Stanford et l’Université de Chicago sur une période de 2 ans, basée sur 1,9 million de conducteurs, dont 513 000 (27 %) femmes.

Les clichés homme/femme vérifiés ?

Au final, la raison pour laquelle les hommes gagnent mieux leur vie plus que les femmes est la suivante, ou plutôt une combinaison de trois raisons : ils ont plus d’ancienneté en tant que chauffeur sur la plateforme, conduisent pendant des périodes mieux rémunérées (et choisissent les endroits plus occupés), et ont tendance à conduire plus vite que les femmes. Pour ce dernier point, il semblerait que les clichés aient la vie dure.

Au-delà des statistiques, Uber avait un intérêt à mener cette expérience. Les analyses permettent de dégager des tendances intéressantes. Les chauffeurs qui effectuent 2 500 trajets gagnent 14% de plus qu’un chauffeur débutant avec moins de 100 trajets au compteur. D’après les chercheurs, les hommes accumulent de l’expérience plus rapidement que les femmes, leur permettant d’augmenter leurs revenus plus rapidement. De plus, ils sont moins susceptibles de quitter leur job, et savent mieux tirer parti des lieux et plages horaires les plus intéressantes.

Refuser des courses pour maximiser ses gains

D’après les chercheurs, un apprentissage de certains paramètres permet aux chauffeurs d’optimiser leurs revenus. Développer une stratégie de sélection des courses, en privilégiant certains voyages en fonction des horaires et lieux (au détriment d’autres), permet au chauffeur de maximiser ses gains. Evidemment, la manière de conduire influe sur la vitesse moyenne, facteur qui améliore logiquement la rentabilité des courses et donc, augmente le nombre de trajets journaliers.


3 commentaires

  1. Un peu simpliste cet article. Pourquoi les femmes ne peuvent pas conduire sur les périodes non rémunérées? Pourquoi les femmes ne se mettent pas sur n’importe quelle plage horaire ? Que va faire Uber pour pallier à ces inégalités ?

    • ReflechissezUnPeu on

      Vous n’avez rien compris à l’article.

      Les statistiques conclues que les femmes ne conduisent pas sur les périodes les plus rémunérateurs, qu’elles conduisent moins vite et qu’elles ne se placent pas dans les meilleurs endroits avec un potentiel de client plus fort.

      Personne n’obligent ou interdit à ces femmes de faire ce que font les hommes.
      Les hommes quant à eux le font et c’est pour cela qu’ils gagnent plus d’argent. Point.

      Arrêtez de criez à l’inégalité, il n’y a aucune inégalité, le système autoentrepreneur montre bien qu’une femme est moins productive.

      Les statistiques ne mentent jamais.

  2. Oui simpliste. Les femmes ne travaillent aux horaires les mieux rénumérés? Pourquoi? Quels sont des horaires? Pourquoi ces horaires sont-elles mieux rénumérées? Sans doute un préjugé, mais quelques éléments de réponses possibles : c’est l’heure de récupérer les gosses à l’école ou c’est la nuit et entre payer une nounou et faire une course Uber le choix est vite fait.
    Elles ne vont pas à certains endroits. Pourquoi? Insécurité? Pourquoi?
    Elles roulent moins vite. Pourquoi? Roulent-elles moins vite, ou les hommes font-ils des excés de vitesse? Auquel cas la réponse à avoir est très différente!

    Bref, pas un sexiste volontaire peut-être mais sans doute un sexisme ordinaire ancré dans les modes de vie (les femmes qui continuent à s’occuper des gosses en majorité au détriment de leur travail, les femmes qui ne se sentent pas en sécurité dans la ville, les femmes qui plutôt que subir des agressions, verbales ou physiques, évitent des lieux, …)

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