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Mobilités Urbaines

Uber licencie 3000 employés supplémentaires

Déjà fragilisé par la crise sanitaire, Uber avait procédé à une première vague de licenciements en début de mois. Aujourd’hui c’est 3.000 employés supplémentaires qui sont être remerciés.

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Uber
© Austin Distel / Unsplash

Avec une réduction de coût imposée par la crise sanitaire actuelle, le géant américain licencie de nouveau 3.000 employés. Suite à la pandémie, l’entreprise a vu ses activités baisser de 80%. Cette annonce a été faite par le PDG Dara Khosrowshahi dans un e-mail adressé au personnel.

« Nous devons prendre ces mesures difficiles pour rester debout, pour assurer notre avenir et pour poursuivre notre mission« , a déclaré Khosrowshahi dans l’e-mail.

L’entreprise a pourtant voulu se montrer rassurante envers ses utilisateurs avec le port du masque obligatoire et l’installation d’écrans plastiques, mais cela n’a pas été suffisant, ces derniers étant contraints de limiter les contacts et obligés de travailler à distance.

Deux vagues de licenciements en moins de deux semaines

Cette décision intervient donc moins de deux semaines après le licenciement de 3.700 personnes, qui représentait déjà 14 % de son effectif. Le nombre total d’emplois supprimés équivaut à environ un quart de son effectif. Ces suppressions de postes impactent tous les départements du groupe à travers le monde, mais ne concernent pas les chauffeurs qui n’ont pas le statut de salarié.

Uber a également décidé de fermer 45 de ses bureaux à travers le monde. Comme Airbnb, la stratégie d’Uber consiste à se recentrer sur ses activités représentant son cœur de métier : le déplacement des personnes et la livraison. C’est la raison pour laquelle l’entreprise met fin à son incubateur technologique et ses laboratoires d’intelligence artificielle. Zhenya Lindgardt, la vice-présidente de l’engagement client et de la stratégie commerciale quittera également l’entreprise.

« Compte tenu de l’impact dramatique de la pandémie et de la nature imprévisible de toute reprise éventuelle, nous concentrons nos efforts sur nos principales plateformes de mobilité et de livraison, et redimensionnons notre entreprise pour qu’elle corresponde aux réalités de notre activité », a déclaré Dara Khosrowshahi dans un message transmis à l’AFP.

L’activité de Uber Eats a fortement augmenté pendant la pandémie et le confinement de la population qui souhaitait se faire livrer à domicile. Les commandes pour les livraisons de nourriture auraient augmenté de 54 % sur un an. Mais cela ne suffira pas à combler les pertes constatées sur la branche du service de réservation avec chauffeur.

« Je vous préviendrai que si la croissance d’Eats s’accélère, l’entreprise aujourd’hui n’est pas près de couvrir nos dépenses. Je suis convaincu que les mesures que nous prenons permettront à Eats d’atteindre la rentabilité, tout comme nous l’avons fait avec Rides, mais cela ne se fera pas du jour au lendemain» a déclaré Khosrowshahi.

Mais Uber ne ferme pas toutes ses activités secondaires. Ainsi le groupe Advanced Technologies relatif au développement de véhicules autonomes, restera actif car c’est un investissement à long terme pour l’entreprise.

Uber n’est pas la seule entreprise de VTC touchée par la crise, contrainte de prendre de telles décisions. En effet, la société Lyft avait annoncé fin avril le licenciement de 1.000 salariés, soit environ 17% de ses effectifs. Quant à Careem, filiale d’Uber au Moyen Orient, elle a déjà licencié plus de 30% de ses effectifs.

Même avec une chute de 80% des transports de passager, Uber terminera encore l’année avec 4 milliards de dollars de liquidités, et plus 2 milliards de dollars en crédit renouvelable.

Uber
Par : Uber Technologies
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