On la croyait condamnée, mais Tupperware s’offre une seconde vie. Après des mois d’incertitude, la filiale française sort officiellement de sa procédure de sauvegarde et prépare un ambitieux plan de relance. Objectif : redevenir une marque incontournable du quotidien, mais cette fois avec une offre modernisée et mieux adaptée aux usages actuels.
La mutation des habitudes de consommation
C’est un entrepreneur français qui tient désormais la barre. Cédric Meston, cofondateur de la startup HappyVore, spécialisée dans les alternatives végétales à la viande, a repris Tupperware France en mars dernier avec plusieurs associés. Ils entendent redonner un souffle à une enseigne mythique des années 50, jadis symbole de la vente à domicile.
Le défi est de taille. Fondée en 1946, la marque américaine s’était déclarée en faillite à l’automne 2024, écrasée par un lourd endettement et un modèle commercial dépassé. La concurrence de boîtes alimentaires bon marché, la généralisation de la livraison de repas avec des applications comme Uber Eats et Deliveroo, ainsi que le recul du plastique réutilisable avaient largement contribué à son déclin.
L’entreprise avait aussi raté le virage du numérique, perdant du terrain face à des rivaux plus agiles sur l’e-commerce et les réseaux sociaux. Une combinaison fatale qui s’est traduite par une chute brutale du chiffre d’affaires et des renégociations de dettes dès 2020.

Une relance sur cinq marchés européens
La page noire est désormais tournée. Selon un jugement de fin juillet, consulté par l’AFP, Tupperware France est sortie de sa procédure de sauvegarde. La société se relance avec l’ambition de capitaliser sur la notoriété de la marque, mais en l’inscrivant dans une offre plus diversifiée.
Le plan est clair : atteindre les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à la fin de l’année, alors que les ventes étaient encore à l’arrêt total au premier trimestre. Pour y parvenir, l’entreprise veut réactiver son réseau historique de conseillers à domicile, qui avait fait le succès de la marque, avec l’objectif de mobiliser rapidement plus de 20 000 vendeurs indépendants en Europe, dont 2 500 en France.
Autre axe majeur, l’élargissement de la gamme. Si les emblématiques boîtes en plastique restent au catalogue, Tupperware met désormais en avant des contenants en inox et en verre, mais aussi des ustensiles de cuisine, des gourdes isothermes et même des mini-hachoirs mécaniques. L’expansion couvrira cinq pays jugés stratégiques : la France, la Belgique, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne.
Avec ce virage, Cédric Meston espère replacer Tupperware dans les cuisines européennes, mais reste à savoir si la marque iconique saura séduire une nouvelle génération de consommateurs.
- Après sa faillite en 2024, Tupperware France sort de sa procédure de sauvegarde.
- L’entreprise a été reprise par l’entrepreneur Cédric Meston, cofondateur de HappyVore.
- Elle vise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et une relance dans cinq pays européens avec une offre modernisée.
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