La semaine dernière le “911″ américain a été appelé pour une intervention plus que spéciale, une météorite venait de transpercer le toit d’une maison à Hopewell dans le New Jersey. Si personne n’a miraculeusement été blessé dans l’incident, le morceau de roche céleste de 10 centimètres par 16 a fait de gros dégâts sur la toiture.
La police a rapidement transmis l’échantillon (lourd d’un kilogramme) à l’Université de New Jersey (TCNJ) pour qu’il soit analysé afin de confirmer la provenance d’un tel objet. Il s’agit donc bien d’une météorite. Selon les scientifiques qui ont pu l’étudier, cette météorite provient d’un ensemble plus gros qui serait né dans la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter.
Cette zone de notre système solaire est très peuplée et les scientifiques pensent qu’à la création du Soleil une planète aurait pu se former dans cet amas de roche. Finalement les météorites sont toujours parsemées, n’arrivant jamais à se réunir en un ensemble unique.
1 « chance » sur 1,6 million
Régulièrement des morceaux de roche sont éjectés (généralement par une collision) de leur orbite et naviguent dans le système solaire. La grande majorité de ces débris finissent leur course au plus près du Soleil, mais une petite partie d’entre eux arrivent sur Terre.
Ces météorites se détruisent généralement dans l’atmosphère à cause des frottements avec l’air, mais on estime que 20 à 80 000 météorites de plus de 10 grammes tombent sur Terre tous les ans. La grande majorité finit leur course dans les océans, mais une petite partie arrive, par un heureux hasard, jusqu’à la surface.
Si recevoir une météorite sur le coin de la tête est vraiment peu probable, le risque zéro n’existe pas. Plusieurs cas de météorites étant tombés sur des maisons ou non loin d’habitations sont répertoriés tous les ans. Selon le professeur Nelson de l’université de Tulane, les chances de mourir à cause d’une météorite venue du ciel ne sont cependant que d’une sur 1 600 000. À titre de comparaison, être touché par la foudre arrive dans un cas sur un million.
Surveiller le ciel pour éviter une catastrophe
Afin d’éviter cependant que l’espèce humaine ne connaisse la même fin que nos ancêtres, les dinosaures, la NASA et d’autres agences spatiales ont mis au point des systèmes de surveillance de l’espace. Tous les plus gros objets célestes sont ainsi répertoriés et leur trajectoire est calculée des années à l’avance.
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Selon ces données, le prochain impact considérable devrait avoir lieu avec l’astéroïde Bennu en 2135. Il n’a cependant que 0,005 7 % de chance de rentrer en contact avec la Terre. Pour les morceaux de roche plus petits cependant (sous les 100 mètres de diamètre), la détection est beaucoup plus compliquée. S’il ne présente pas de risque pour la survie de l’espèce humaine, un astéroïde grand comme un frigo a ravagé des centaines d’hectares en Sibérie lors de sa chute en 2013.
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